20111025

Polisse Juste équation

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C’est l’histoire de Nathalie, Iris, Fred, Matthieu, Christelle, Bamako, Balloo, tous officiers de la Brigade de Protection des Mineurs. C’est aussi l’histoire de Mélissa, photographe, à cheveux longs, venue réaliser un ouvrage sur la brigade.


C’est l’histoire de Nathalie, Iris, Fred, Matthieu, Christelle, Bamako, Balloo, tous officiers de la Brigade de Protection des Mineurs. C’est aussi l’histoire de Mélissa, photographe, à cheveux longs, venue réaliser un ouvrage sur la brigade. C’est enfin l’histoire d’enfants, de bébés, de papas, de mamans, d’adolescents échoués dans ces bureaux.

A sujet ardu, Maïwenn répond avec grâce.

Dialogues savoureux, rythme léger, casting parfait… Elle signe ici un docu-fiction adroit, joliment réalisé et remarquablement écrit. Histoires personnelles et cas policiers se racontent, crédibles et subtilement enchevêtrées.
L’on s’y sent presque voyeur, spectateur d’instants de vie magistralement interprétés par des acteurs plus que justes,
à l’alchimie évidente.

Un Joey Starr poignant, fin, vrai…

Avec de véritables fulgurances et un potentiel comique étonnant. Et l’on y contemple un Nicolas Duvauchelle très émouvant, parfait écho à Karole Rocher, un tandem Marina Foïs /Karin Viard au meilleur de sa forme. Accompagnés des plus que naturels Frédéric Pierrot et Emmanuelle Bercot, ils forment une troupe au top, impeccablement soutenue par ses seconds rôles.

Du vrai cinéma d’acteurs.

Fort, brut et doux, où l’on rit beaucoup.
Tout est savamment dosé et Maïwenn réussit l’exploit de ne jamais sombrer dans le sentimentalisme, ni le misérabilisme.

Un tableau parfait, si elle était parvenue à terminer son film.
On saute de fins potentielles en fins potentielles, pendant une dizaine de minutes, pour clore sur une fin assez désastreuse. L’écueil du pathos habilement évité jusque là, elle saute dedans à pieds joints.

Sans être révolutionnaire, Polisse a le mérite de la justesse.
Et de l’excellence.
À voir absolument.