20111012

Téléchat m’a tuer

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dans Télécran

Quand l’enfance se fait le souffre-douleur de scénaristes à problèmes psychatriques.


Votre dévoué écrivaillon est un enfant des années 80, une sorte d’âge d’or des programmes jeunesse. Mais à côté de Dragon Ball Z, des Mondes Engloutis, des Mystérieuses Cités d’Or et d’Ulysse 31 – qui espère comme toi en demaiiiin, qui recherche sa Terre et les sieeeeeens – bref, il était une émission aujourd’hui tenue pour « culte » car irrévérencieuse, intelligente et hilarante. Oserais-je le dire: avant-garde.
Je rajouterai : inoubliable, inimitable, insurpassable.
J’ai nommé l’effroyable Téléchat !

UN SOUVENIR INTENSE, UN PEU COMME UN TRAUMATISME TIENS…

Un programme qu’aucun enfant si injustement visé n’aura pu ni su oublier.
Abomination visuelle non identifiée conjointement commise (sûrement dans un moment d’aberration) par Roland Topor et Henri Xhonneux, Téléchat fût perpétrée dès 1983 (très certainement dans un autre moment d’aberration) sur feu-Antenne 2, et ce 234 x 5 minutes (ce qui, l’air de rien, fait beaucoup de moments d’aberration).
Soit un total de 1170 minutes d’angoisse…

Consacrées à une parodie philosophico-acide du journal télévisé – un programme jeunesse ? – présentées par un chat plâtré, un micro parlant, une autruche travelote et des gluons (oui ! Des gluons). Pour mieux illustrer ce propos « alternatif », l’infâme trio était accompagné d’un véritable festival de marionnettes plus monstrueuses les unes que les autres : l’abominable Leguman avec sa tête de tueur pyschopathe d’Halloween, un chimpanzé vert flippant, venu tout droit de l’enfer, censé tourner en dérision la publicité, un fer à repasser à visage et surtout, surtout, ce téléphone de cauchemar affublé d’une oreille et d’une bouche. Et je ne parle pas des immondes gluons.

PUISQU’ON EN CAUSE…

Clarifions les choses une bonne fois pour toute !
Non, ça ne faisait pas rire les enfants, loin s’en faut. Les couleurs étaient horribles, les voix sordides, les sujets bizarres, l’ambiance malsaine…
Une sorte de Cronenberg pour enfant, un genre de pédagogie de l’épouvante…

Nous ne pouvons faire l’impasse sur l’admirable analyse du Joueur du Grenier.


Joueur du grenier – Spécial – Téléchat par joueurdugrenier