20111118

Ce soir je serai la plus grave pour aller chanter

instant chic

Un OMNI aujourd’hui dans l’Instant chic.
Il était une fois Sylvie qui avait eu son petit succès dans les années 60.


Sylvie abordait les années 80 en rase-motte quand elle eût l’idée einsteinesque de faire une reprise-traduction (OMNI, vous disais-je) de ce qu’elle même (et Marc Toesca) appelait un tube. Et lorsqu’elle entendit Sweet Dreams d’Eurythmics, interprété par la dark wavy Annie Lennox, Sylvie s’essayât à la phono-translation…

Enjoy (enjoue en phono-translation vartanesque)

Et la chanson une sorte de festival de l’horreur des rimes en -ine/-ime (bah ouais, un seul c’est trop galère).

« Déprime à quoi tu rimes avec ton parfum d’aspirine » ou must « Déprime je te réprime »
(elle aurait du ajouter un #lybia et tweeter ça à Colonel K.)
Le reste des paroles à l’avenant…

Avec un refrain choc, digne d’un sketch des Inconnus:

Ca va pas ? Qu’est-ce que t’as ?
Tout va bien !
Ca va pas ? Très très bien !
(formidable)

Qu’est-ce que t’as ?
Tout va bien !
(on commence à piger l’idée générale, merci)

Ca va pas ?
Très très bien !
(attention, on détecte une boucle informatique chez Sylvie Vartan)

Pour tubifier la VF, il fallait un clip à la hauteur…

Sylvie, n’entravant pas grand chose à la new wave, ni à la dark wave et encore moins à la cold wave, se décida pour la Vartan wave. En résulta un genre d’hommage glowy-terrifiant, où l’esthétique sombre, graphique et ultra-léchée de ces jeunes années 80 se transforma, tel un Gremlins, en un hybride monstrueux de la Croisière s’amuse (on remercie Issac aux costumes), Dallas (Sue Ellen à la coiffure), de Prince of Darkness (John Carpenter à la mise en scène) et de Dawn of the Dead (Georges Romero à la chorégraphie). Le tout mâtiné d’éclairages douteux, rappelant dangereusement feu les dimanches soirs de M6 (Just Jaeckin aux lumières).