20111218

La mémoire de son espèce

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Un Instant chic et pédagogique, cette semaine, puisqu’avec Claude Barzotti, sa cravate et ses cheveux,
nous allons apprendre ce qu’est un « Rital ».


Immigré de la seconde génération, qui n’a généralement connu de la Ritalie que sa maman (ce qui est déjà beaucoup remarquez), le « Rital » est un être étrange, revendicatif et vaguement menaçant, dont il convient de se prémunir.
Un homme averti en valant deux, nous allons ici, avec l’aimable collaboration de Claude, vous apprendre à le repérer, grâce à quelques judicieuses astuces !

Un Rital a un sens très personnel du rythme, sinon de la synchronisation en général. Un temps de trop il a, le Rital.

Un Rital se distingue par ses goûts raffinés voire élitistes
« les amants de Vérone, les spaghetti, le minestrone », les cravates en cuir rouge, les vestes aux motifs douteux et les pulls tricotés.

Un Rital a des références à faire pâlir d’envie des blonds autochtones, tels Jean d’Ormesson, exemple qui tue : La Joconde.

Un Rital a les « cheveux couleur corbeau », cheveux qu’il porte haut (et fièrement), on parle de 30 à 40 cm…

Un Rital est un « étranger, on le lui a assez répété » d’où, sans doute, son obstination à conserver l’accent « étranger », après deux générations et à parler avec les mains ET les bras.

Un Rital n’a « pas beaucoup d’amis » ce qui, eu égard aux points précédents énumérés, n’est somme toute pas très surprenant.
Vous en voudriez vous d’un ami avec la touffe de Tina Turner, des mini-cravates en cuir, collant sans arrêt des baignes à ses voisins de table /métro/ cinéma, en braillant « arrivederci Roma » ?

Ciao a tutti.