20120205

Mon beau fond bleu

instant chic

Un slammeur vintage, avec des pattes et pantalon blanc. Le capitaine du Concordia?
Non, Djoe Dassin, chanteur 2.0.


Ah les couleurs de l’été indien, celles que personne dans l’hexagone n’a jamais vu (ou il a menti) mais qui ont bien déprimé tout le monde avec l’aquarelle de Marie Laurencin que franchement personne sait qui c’est.
Toujours est-il que l’Été indien, non content d’être un tube, était également un clip d’avant garde.

En effet.

Joe était moderne: pour réduire son empreinte carbone, il n’allait pas tourner ses clips au pays de Pocahontas (la seule à avoir vu un été indien). Non, exubérance des moyens, Joe utilisait le fond bleu! Que tout le monde croit que tu y es sauf que NON, tu tournes à la Plaine Saint Denis.
C’est fort. C’est même surpuissant.

Et c’est pas tout.

Joe était très précuseur: il s’incrustait sur des fonds filmés en Dogma pour faire vécu, intime, vrai (et mal à la tête aussi). Vous l’ignoriez sûrement mais le clip de l’Été indien est la source d’inspiration première de Festen. Du dogma donc, caméra à l’épaule (quoique), pour que l’action soit palpable. Et elle le serait honnêtement, si Joe avait fait l’effort de trembler un peu plus pour être raccord avec le cadreur qui avait une crampe ce jour-là…

Joe était stylé, il était habillé vintage! De passage chez Kiliwatch, Joe avait pu acquérir à un prix très raisonnable le costume Las Vegas d’Elvis, dans lequel ce dernier avait quelques difficultés à caser son pelvis d’ailleurs. Une pièce unique car ornée d’une création jusqu’ici inimitée (attention, sous le plus grand chapiteau du monde): la braguette à paillettes.

La classe.