20120417

Jules Essuie-Glaces

instant chic

Sous le plus grand chapiteau du monde…
à moins que ce ne soit la tente de Barbie berbère?


Il nous fallait combler une grosse lacune. En effet, depuis ses débuts en fanfare, l’Instant chic n’avait point connu de l’espingouin sussurant, pourtant né pour cette insigne rubrique.
Quand soudain, choc, vint à notre connaissance une vidéo du Roulio, allongé (nous devrions dire alangui) en costume, répandant ses traces d’autobronzant dans une tente Quechua blanche, entouré de palmiers en plastique.

Quelques instants de bonheur (et de chic) que nous devions généreusement partager avec l’univers.

Gros, énorme, gigantesque coup de coeur pour l’introduction « introspection sur plateau télé » de Roulio.
Un Roulio en très grande forme: paupières mi-closes (le jetlag du chanteur qui tourne à coup sûr), lascivement affalé sur son tapis Saint Maclou, dodelinant rageusement de la tête, souffrant mille morts (rapport à ses lombaires, le jeune homme se faisant un peu vieux pour jouer à chanter contorsionné sous un drap).

ATTENTION PAROLES (PORT DU CASQUE OBLIGATOIRE)

Jé n’ai pas chanzé
Jé suis touzours ce jeune homme étranzer oranzé
Qui te chantait des romances
(et moi qui l’avais toujours pris pour le Brassens madrilène)

Qui t’inventait des dimanses (excellente idée, je vais inventer le jeudi, moi)

Qui te faisaient voyazer (entre Ménilmontant et Philippe Auguste?)

Jé n’ai pas chanzé (hurmpff)

Jé suis touzours ce garçon un peu fou
(c’est bien de l’admettre)

Qui te parlait d’Ameurique (L’Amériqueuh, l’Amériqueuh !
)
Et n’était pas asseu riche (fais nous pleurer)

Pour t’emmener à Corfou
(allons plutôt faire un tour à l’Hippopotamus de la place Clichy)


Et toi non plous tou n’as pas chanzé
(ben voyons)

Toujours lé même parfum lécher
(j’ignore comment il faut le prendre ça)

Toujours lé même pétit sourire

Qui en dit long sans vraiment lé dire
(l’art de la paranoïa)

Non, toi non plous tou n’as pas chanzé (change de disque)

J’avais envie de te protécher

De te garder de t’apparténir
(mais de la garder encore plus?)

J’avais envie de te révenir (et tu avais perdu ta carte orange, d’où le retard)

Je n’ai pas changé, une chanson qui se chante avé l’accent… sans cela, aucun intérêt, ce qu’Apfelstrudel avait bien compris d’ailleurs.


Jacques Villeret « Je n’ai pas changé » par steven003