20120418

Tous pour uns (et un pour un)

instant chic

Ils aimaient bien ça dans les années 90, coller trois clampins starifiés ensemble et les faire hurler sur le mode tenor…


…Histoire de nous prouver que « la pop, et ben c’est comme la musique classique hein, sauf que c’est pas vieux« .

Tout ça avait tragiquement débuté avec Senza una donna de Paul Young + le bien nommé Zucchero (qui avait quelque difficultés avec le couplet en inglese) et s’est terminé dans des abîmes d’horreur avec Andrea Boccelli et consorts de supermarché.

Mais un des must fût l’expérience 3 mousquetaires de Sting. Pourtant en pleine gloire, l’ami Piqûre en VF avait trouvé amusant /intéressant /interpellant d’aller pousser la chansonnette avec Mr Slow 92 (Bryan Adams) et une vieille folle chevelue échappée de 1979.
Et 18 ans plus tard, je ne comprends toujours pas.

Bref.
Tout ça commence « nature » (ben voyons) avec les anecdotes de Sting, les confidences de Sting (sur les collants), les common joke de Sting (sur les cheveux de Rod, on le comprend, c’était tentant), le kilt moutarde de Sting, les imitations de Sting… Et Bryan Potiche Adams qui sourit. C’est censé faire vrai, OFF dirait-on aujourd’hui. Jusqu’à l’arrivée de Rod Stewart qui rappelle dangereusement Maman Osbourne, et là, festival!

Une VRAIE séance d’enregistrement pleine de sourires complices, de petites blagues de yeah et de micros perchés à 1m50. Bryan Adams, la main vissée sur la boucle de son ceinturon, sans doute pour éviter une crampe à l’avant bras . Et mieux faire du Air Guitar à 4’17 ».
Donc Bryan, avec sa coupe terriblement hipster d’avant garde (quoiqu’à l’époque ça faisait plutôt nazillon sur le retour), donne de la voix sans malheureusement arriver à couvrir celle de la mémé orange à sa droite, Rod Stewart qui avait sûrement essayé de se coordonner avec les poils du rouquin. Le même Rod qui, je crois n’a pas compris que le back bend n’améliorera pas ses capacités vocales (déjà bien trop capables à mon goût).

Non, le vrai mystère c’est Gordon Sumner (l’autre nom de Sting, ses parents n’étaient si méchants). Il est vrai que Sting n’est pas exempt en kitscheries variées (tentatives de world music, sauvetage d’indiens, concerts pieds nus, mini-tresses, etc). Mais à quel moment s’est-il dit qu’aller beugler All for one and all for love dans la salle vide d’un pseudo théâtre baroque de 1992 avec un travelo de Las Vegas était une bonne idée? Un énigme qui demeurera à jamais…

Tes copains de The Police ont dû bien rigoler.