20120602

Monumenta 2012

monumenta (1)
dans In Exhibit

Apache est allé voir Monumenta.
Pour toi public.


Fascinés que nous avions été par le monumental ballon d’Anish Kapoor, c’est heureux (et même guillerets) que nous souhaitions créer le précédent en allant voir Gigantesqua 2012 sous la nef du Grand Palais. Et de refaire le déplacement pour le commetteur de colonne.
À notre grande joie, celui qui érige des poteaux dans la cour du Palais Royal s’est montré à la hauteur de sa réputation…

PLAYSCHOOL

Entre un twister géant et un happening Fisherprice, nous ne saurions nous prononcer. Des cercles de couleurs translucides, montés à des hauteurs variables sur des piquets blancs, un parcours en jaune, vert, bleu et rouge, une bande sonore plus perturbante qu’intelligible… Daniel Buren a su efficacement me remémorer les joies de la petite section. 
Non sans une certaine grâce.

Car, ayant eu l’insigne avantage de visiter le (monumentale) parcours Playschool, entre chien et loup, nous pûmes admirer les jeux chromatiques du grand maître de l’arnaque au fur et à mesure de la tombée de la nuit. Et les légères superposition et décalages créent de jolis jeux de lumières, d’ombres et de couleurs. Malheureusement pas assez intenses pour être magiques mais suffisamment criards pour simuler un cauchemar psychédélique de Paco Rabanne.

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De la mauvaise volonté de notre part ?
Sans doute mais le contexte y fût pour beaucoup.

LE SKETCH

Les hasards (ou les vicissitudes) de l’existence ont voulu que lors de la nocturne du délit, ait lieu un spectacle d’art vivant digne des plus belles parodies du genre.

Festival.
Un marionnettiste valseur, Mariam mais sans Amadou, un jongleur de sac plastique, une chorégraphie de pieds dans des sceaux, un accordéoniste et un danseur de Capoeira se roulant dans de la peinture blanche, le tout, pendant qu’une cavalière déguisée en clown tournait autour de la foule ébahie sur une monture peu enthousiaste.

Nous avions vaguement l’impression qu’on nous prenait pour des cons… Ou que Monumenta 2012 était un charity pour intermittents dont le chômage n’est peut-être pas une énigme.

Nous ne voyons pas d’autre explication.