20120910

Immatriculation marseillaise PD obligatoire

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Richard, marseillais de 37 ans, était heureux, il venait enfin d’acheter son nouveau scooter BMW de 650 cm3.
Découvrant l’immatriculation, il fut pétrifié. Sa plaque affichait: PD…


Sauf SS et AZF…

Auparavant, le choix des combinaisons de lettres méritant retrait incombait à chaque préfecture, lesquelles supprimaient les formules désobligeantes ou ridicules, telles QQ ou WC. Ainsi, Toulouse avait-elle prohibé AZF consécutivement au feu d’artifice de l’usine éponyme. À ce jour, seuls les SS sont expurgés du paysage routier, le code pénal réprimant « le port ou l’exhibition d’insignes emblèmes rappelant ceux d’organisations ou de personnes responsables de crimes contre l’humanité« . 


Promu national, le SIV (Système d’immatriculation des véhicules), géré à Charleville-Mézières par l’ANTS (Agence Nationale des Titres Sécurisés), n’a aucun état d’âme et surtout des oeillères. Impossible de retirer une formule gênante. C’est probablement «L’ORDINATEUR» qui décide et comme nous le savons, nous sommes obligés de lui obéir ! Et comme nous l’ignorons, ce tyran n’obéit qu’à des informaticiens, exécutant, en principe, des ordres venus d’ailleurs, en l’occurrence du ministère de l’Intérieur.
Il se raconte que le ministère de la place Beauvau aurait envisagé de dresser la liste des combinaisons malvenues. Et comme d’habitude, l’immobilisme administratif décréta qu’il était urgent surtout de ne rien faire, cette administration faisant désormais une lecture très restrictive des restrictions. Et ce ne sera certainement pas le souci majeur de notre Manuel national, préoccupé par les valses de préfets et autres urgences similaires.
En attendant, Richard de Phocée laisse son scooter au garage… empruntant probablement des tramways qui suivent précisément les deux lignes de métro existantes… dans une ville qui s’étire longueur, etc.

Péjoratif ?

      « 

Je n’ai absolument rien contre les homosexuels mais je sais comment fonctionne cette ville. Je crains fort que cela devienne vite péjoratif. Je risque de retrouver mon scooter tagué.

    « 

A Marseille, l’on a la galéjade rapide et le «bouchon à la rigolade», lazzis et quolibets fusent vite ! Du coup, Richard a déposé une demande gracieuse auprès du ministère de l’Intérieur. Et si on ne change pas sa plaque, il attaquera devant le TAM (Tribunal Administratif de Marseille).
Qu’il n’ait crainte, au rythme administratif hexagonal, très allergique au terme célérité, son scooter ne sera jamais tagué, il deviendra simplement obsolète et invendable.
Ne se préoccupant que de ses essentiels qui souvent n’en sont pas, c’est ainsi que l’indifférence étatique ose pourrir la vie de contribuables qui en rémunèrent ses décideurs.

CQFD.