20120916

La paix avec tes tifs

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Doux, durs, secs, rebelles, fourchus, méchés, bouclés… Du Jackson Five des années 70 au crané rasé de Skinead, des crêtes punk au platine californien, ils sont multiformes et évolutifs, nos tifs. Chargés d’histoires, de symboles, ils sont plantés sur le sommet de nos crânes, drapeaux de notre identité, celle que l’on veut bien révéler aux yeux du monde…


Alors, les cheveux, ce sont nos amis ou nos ennemis ?

THESE
Je vote pour

La preuve: Samson — pas Véronique, je te parle du nazaréen — pourrait le crier sur tous les toits, s’il ne s’était pas fait écraser par plein de cailloux il y a un peu plus de 2000 ans : my power is my hair. Et quand cette traitresse de Dalila les lui coupe (je parle des cheveux, bien sur), ben il oublie tous ses fondamentaux du club med et se retrouve avec la force d’une crevette sous anxiolytique. Ce qui provoquera sa perte, d’ailleurs.
Quand on y pense, ils sont un peu comme la reine d’Angleterre : increvables. Il en tombe des centaines par jour et il y en a encore sur notre tête qui font coucou. La distance capillaire est longue : 1000 kilomètres de cheveux mis bout à bout dans toute une vie humaine. La légende urbaine voudrait même nous faire croire qu’ils continuent à pousser après notre dernier souffle.

ANTITHESE
Je vote contre

La preuve: ils ne sont jamais comme on veut qu’ils soient.
Ils incarnent la poisse à ceux qui les portent : les roux peuvent malheureusement en témoigner. Idem pour les filles qui se faisaient brûler au moyen-âge par des intégristes qui considéraient que l’implantation de cheveux en V était « la pointe du diable »… Quand aux bipèdes mâles de notre époque qui perdent leurs cheveux et se retrouvent avec des trous sur la tête, ce qui répond au doux nom d’alopécie, demande-leur comment ça se passe quand ils rencontrent leur plan meetic et qu’ils doivent enlever leurs casquettes ?

CONCLUSION

On peut se gausser de Lady gaga lorsqu’elle chante « Je suis mes cheveux », et pourtant… A toi de savoir t’en faire des alliés. Quitte à tout raser, couper, attacher, friser, décoiffer… Tu peux être libre, des orteils jusqu’au bout de tes tifs. 

Et si tu veux continuer dans cette voie, vas voir Cheveux chéris, l’exposition qui se tient au musée du quai Branly, jusqu’au dimanche 14 juillet 2013.