20120905

Top 50 de jadis Les diamants sont éternels

instant chic
dans Boombox

En cette dernière rentrée avant l’apocalypse, apprenant que Lorie avait jugé bon de nous gratifier d’une reprise hurlée du bruyant problème de crème solaire de Richard Cocciante (comme si c’était pas suffisant en soi déjà),
votre humble serviteur s’est interrogé : le monde a t-il toujours été aussi moche ?
Il y a donc exactement 27 ans, quand je n’étais presque pas née ou peut-être un peu, qui faisait shaker les booties ?
Et saigner les oreilles…


C’est parti pour le premier Instant chic du Top 50 (avant la fin du monde qui devrait en toute logique survenir au terme de cet article) !

La première semaine de septembre 1985 en disait déjà long sur l’état du monde libre… et des conduits auditifs hexagonaux puisqu’à la première place, on pouvait trouver l’infâme Live is life des non moins monstrueux autrichiens d’Opus, fort malheureusement passés à la postérité (surtout à l’heure de la Passoa-Tovaritch-Curaçao).

Toutes mes condoléances.

Des condoléances attristées quand on s’aperçoit que juste derrière les fils spirituels de Sissi et de Sigmund — attention instant rock — c’est Jean-Jacques qui marche seul (mais toujours pas en silence) talonné par les rebelles dépressifs de Gold, Plus près des étoiles certes, malheureusement pas de la sortie…



Joie, ton nom est Gold.

Un podium qui parle de lui-même suivi par le grand schelem en personne. Pêle mêle de Marc Sussurreur Lavoine, Chanteurs sans frontière l’audacieuse VF de USA for Africa, Thierry Pastor (argh), Jean-Pierre Mader, Bibie et d’autres sinistres inconnus…

J’ai envie de lui faire bouffer sa flûte de pan à l’hypnotiseur des parkings… Nan pire, on pourrait le forcer à écouter Chanteurs sans frontières pendant 3 jours.

Attention, je vous rappelle que c’est le (rude) concurrent direct de ça, alors également dans le Top 50 mais vachement plus bas — sûrement parce que l’original est vachement inférieur au plagiat. Ricain tu dis Quincy Jones ? La France te répond Michel Berger…

Ils ont du avoir sacrément les jetons quand ils ont vu Cabrel, son pull canari et Richard Gotainer en caution rock. Il devait moins faire le malin le Boss quand il a entendu le solo suraigu méga-vénère de Goldman. Tina et Diana tremblez : on vous envoie France Gall et Jean-Louis Aubert.

Cauchemar ? Pas tout à fait. En effet, en descendant les charts (OUF) on pourra trouver Marcia Baila, Etienne Daho, alors tombé (littéralement) pour la France mais l’honneur est sauf. Et le bon goût presque puisque suivent l’excellent Shake the disease de Depeche Mode et Forever Young d’Alphaville pas encore massacré par un annonceur en mal de sensations.

On respirerait. Si ce n’était un drame sordide…
Duran Duran et son culte View to a kill se trouvent juste derrière (oui c’est possible) Pierre Bachelet ! Mais deux place avant Annie Cordy (l’honneur est sauf mais moins quand même… et OUI Annie Cordy était au Top 50, je sais c’est dur). Johnny, un chanteur abandonné loin, très loin derrière mais bien devant Tears for Fears, french logique oblige.

Des sons inaudibles à l’oreille humaine au risque d’hémorragie mortelle.

Quand on sait que cet été-là étaient sortis Little creatures des Talking Heads, Return to Waterloo des Kinks et le cultissime The Head on the door des Cure… mais aussi du Midnight Oil, du Neil Young, des Red Hot, du Pantera, du Slayer, Tom Waits, Madness, Kate Bush, Cheap Trick…
La France écoutait Opus et Jean-Jacques Goldman.
Cette semaine elle écoute Bara barà bere berê d’Alex Ferrari (ne me demandez pas qui c’est ce type, j’ignorais jusqu’à son existence avant de chercher qui était l’heureux élu).
Un titre évocateur, mystique, carrément prophétique : l’apocalypse n’est pas loin.