20121003

Jeune toi-même

prt_220x220_1349094013

Ca faisait longtemps qu’on en avait pas parlé:
des jeunes.


Aujourd’hui, je vais vous parler d’un fléau de notre société qui risque à terme de la ronger de l’intérieur. Savez-vous qu’il existe, au cœur même de notre civilisation, une minorité agissante qui peu à peu nous fait perdre toute notion de valeur morale ?
Cette minorité, très présente dans les médias, dans la mode, la culture, cette minorité qui n’a officiellement aucun pouvoir fait un tel travail de lobbying que nous sommes tous plus ou moins sous la coupe réglée de ses diktats !
Notre société lui voue un culte si démesuré que si nous ne sommes pas de cette minorité, si nous ne lui prêtons pas allégeance, si nous n’essayons pas dans un mimétisme forcené et dérisoire de lui ressembler, alors nous sommes voués à disparaître !

Je pense que la plupart d’entre vous avait compris de qui je parle, et vous savez aussi bien que moi le danger que cette minorité représente, et pourtant je ne me cacherais pas pour la dénoncer : Oui, je le dis haut et fort, notre société est sous l’influence des jeunes !

Ce sont les jeunes qui fixent les canons de la beauté, ce sont les jeunes qui réglementent dans un hiatus arbitraire ce qui est kiffant et ce qui est ringard, ce sont les jeunes qui brillent à la télévision, qui font vendre les yaourts et les machines à laver, ce sont eux encore qui suppriment les CPE et brulent les voitures ! Les jeunes sont partout et jusque dans nos familles. Et je ne sais si vous l’avez remarqué, mais les vieux meurent plus souvent que les jeunes: c’est un signe !

Plus sérieusement et je dirais même de façon plus adulte, la jeunesse est ce qu’elle est, avec ses richesses et ses défauts, la jeunesse d’aujourd’hui vaut bien la jeunesse d’hier. Par contre, ce qui est grave, et je le dis d’autant plus que je suis moi-même un jeune [NDLE humrpfff], je l’avoue, notre société ne sait plus remettre le jeune à sa place et fonctionne comme un éternel adolescent. La course effrénée des vieilles peaux pour ressembler aux jeunes pouffes pré-pubaires, la démagogie des vieux beaux atteints de jeunismes séniles, l’affolante hystérie des médias pour toujours paraître dans le coup, tout cela favorise une valorisation de la pseudo spontanéité, de la candeur juvénile matinée de hargne du jeune loup près à rayer avec leurs dents acérés le parquet ciré des faux adultes tremblants sur leurs patins de peur de glisser vers les âges canoniques. Tout cela au dépends des valeurs adultes que sont l’expérience, la réflexion, la lassitude et la soumission. Oui notre société à besoin de jeunes cons ET de vieux cons et l’on a maintenant trop tendance à mettre les premiers en avant au détriment des seconds !

Le fascisme jeune existe, soyez en conscient, avec toute son idéologie, ses mythes, qui nous pousse à la recherche de la beauté intemporelle, du corps sans défaut, du Carpe Diem nombriliste et de la démagogie du cool.

Pour finir, quelques questions en vrac :
– Quand la société fume des joints et ne veut pas ranger sa chambre, que font les parents ?
– A-t-on dit aux anciens Soixante-huitarts qu’ils les avaient… 68 ans ?
– Si paraître 20 ans de moins c’est bien, doit-on envier les vieillards qui ressemblent à de grands enfants ?
– Si comme le disent les gens intelligents, notre société s’infantilise car elle assume de moins en moins l’idée de la mort, alors peut-on dire que les gothiques font figure de petits vieux ?
– Quand on voit l’âge moyen des patrons de grandes entreprises et des hommes politiques, peut-on se demander si mon argumentaire est vraiment pertinent ?