20121119

Des fleurs et des slips

propaganda

La fesse. Pas celui qui fait des canulars téléphoniques au nom de Robert Ledoux. La fesse, la vraie.


« The » argument de vente de nos sacrés publicitaires. La fesse, la chair, le sexe quoi. Ou tout ce qui y fait plus ou moins référence.

Je sais que je peux avoir un air totalement candide quand je pose cette question, mais pourquoi donc ? Pourquoi est ce que le cul fait vendre ? Convoitise clairement réprimandée par les autorités religieuses ou étatiques. Le fameux fruit défendu. Et c’est cet interdit, qu’il est si bon de transgresser, qui excite les imaginations les plus fertiles. Comme quand on était petit. On sait qu’on ne doit pas suivre le grand méchant loup qui va nous croquer ou manger le gâteau de pain d’épice qui va nous empoisonner. Mais notre pulsion est parfois la plus forte.

Aujourd’hui, en est-on toujours à cette pseudo hypocrisie ?

« LOVE IS EVERYWHERE… SEX TOO. »

Non mais sans déconner, dans la moindre émission de téléréalité, dans le moindre magazine féminin ou masculin, on retrouve cette allusion au sexe, à la copulation, au coït.

En gros, le message c’est : achète tel produit/service, et tu pourras t’envoyer en l’air.

Mouais.

Et donc, pour suivre le sens de mon propos, on peut s’attarder sur la dernière campagne publicitaire pour la promotion des fleurs de l’office hollandais.

Des Chippendales (tiens, d’ailleurs, rien à voir mais c’est drôle : saviez vous que Les Chip ‘n’ Dale sont les noms américains de Tic et Tac ?) en shorts jeans (So 90’s), tout sourire, tenant chacun un (gros) bouquet de fleurs, regards langoureux, demande « Bonjour Madame, quelle est votre fleur préférée ? ». Rrrr…

Fais ton choix parmi ces bipèdes, tu pourras le renifler à loisir…

C’est marrant parce que souvent, le plombier, le fleuriste voir même le pizzaïolo sont des bombes sexuelles dans les publicités. Moi, mon plombier est un vieux monsieur qui est tout rouge quand il a monté mes 5 étages à pieds, mon fleuriste est une jeune femme de 1m52 et mon pizzaïolo, en fait, ils sont deux, en couples et indiens.

Bref, je m’égare.

Quand on y pense, que ce soit le sexe, le fric ou le pouvoir, ces rêves complètement désenchantés de notre siècle prouvent bien que l’homme reste un animal, soumis à ces pulsions primaires, voulant être le chef de meute pouvant se taper les femelles qu’il aura choisi.

Je souhaiterais aussi souligner que, pour ne pas faire de jaloux, qu’ils auraient quand même pu rajouter « Bonjour Monsieur, quelle est votre fleur préférée ? ». Ben oui, les femmes ne sont pas les seules à apprécier cette délicate attention. Enfin, je dis ça, je dis rien…