20130211

Sexe 101 attention danger sexuel

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Et si on parlait de sexe ? Sans trivialité ni grivoiserie, car ce n’est pas le genre de la maison (de tolérance). Pour que ce ne soit pas le bordel, je vais me cantonner à un aspect purement psy de la sexualité. (Oui car dans mes loisirs, je suis psychologue, mais ne le répétez pas, ma mère me croit gribouilleur pour (c)hipsters). Et, justement, c’est quoi la vision du psy sur le sexe ?


Vous allez me dire « vu d’en haut comme tout le monde », mais justement, si nous nous penchions un peu plus sur l’affaire. Je vous proposerais une fois n’est pas coutume, un sujet en trois épisodes, 1ère semaine « Attention danger sexuel ».

LE SEXE C’EST DANGEREUX

Le sexe, ce n’est pas naturel, ce n’est pas sain et surtout ce n’est pas une bonne chose. Il suffit de regarder les plantes. Ca pollinise à tout va, ça pousse comme de la mauvaise herbe, et ça ploie, fané par le butinage intensif des bourdons de passage. Nos chers bambins ne se rendent pas compte du danger qui plane sur leurs têtes et ailleurs.
Heureusement, la société veille et agit. Prévention à la sexualité, éducation à la sexualité, protection des mineurs, Le sexe ne passera pas !

Mais de quels dangers parlons-nous ?
Oserais-je le jeu de mot ? C’est un vaste fourre-tout.

Des maladies transmissibles à l’insu de notre plein gré, des pervers qui rôdent jusque dans nos familles, des rapports non consentis, de la pornographie comme s’il en pleuvait, des bébés qui arrivent sans s’être présentés, le sexe est un fléau, il faut le con-damné-r ! Les religions ont encadré durant des millénaires le contrôle des risques, l’organisation des organes, et la moralisation de nos pulsions.
Maintenant que ce sont les professionnels du pédagogico-socialo-sanitaire qui sont en charge de la sexualité sociale, qu’ont-ils comme principes ou cadres à proposer ?

poufSurtout pas de morale, les jeunes détestent ça, et puis c’est ringard la morale. Non, quand on parle de sexe à des jeunes, on parle de Respect. Respect de soi, respect des autres, total respect à tous les loveurs… Apprentissage du préservatif (mais pas trop tôt sinon ça fait venir les idées…), utilisation de la pilule (par voie orale uniquement…), respect du partenaire (on fait un contrat au début pour savoir si on veut être fidèle ou pas…) D’accord, mais je fais pas de contrat le premier soir à part si t’insistes vraiment et que tu t’es brossé les dents…). Bref, éduquer à la sexualité, c’est prendre deux êtres excités et apeurés, et leur envoyer des messages contradictoires (faites-vous plaisir, ça peut être mortel, vous n’êtes peut-être pas prêts tous les deux alors mettez un préservatif, vous êtes vraiment des obsédés alors vous êtes libres et bien dans votre peau…)

Le sexe est donc un danger contre lequel il faut se prémunir. Comme tout serait plus simple si nous étions des bêtes… (me disait l’autre jour un ami zoophile…) mais ce n’est pas le cas, quoique, je me souviens d’un soir où j’avais un peu bu, et… mais je m’égare.

Pour clore ce premier volet sur le sexe sans que cela soit douloureux, quelques questions sans réponses pour un débat sans ébat :

– Le sexe, c’était mieux avant ?

– Adam et Eve auraient-ils été fidèles si Eve avait eu une sœur ?

– Est-il vrai que si l’on peut déniaiser un niais il vaut mieux éviter de déniaiser une nièce ?

– Parler de conduite à risque lorsque l’on parle de sexe, est-ce que cela donne envie de prendre le volant ?

– Peut-on parler de sexe sans être graveleux ? J’espère ne pas avoir trop fauté.

La semaine prochaine, nous examinerons les normes dans le sexe. Et d’ici là, ne faites pas trop la guerre.