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Karl Otto Lagerfeldt, on est pas obligé d’être sympathique…

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dans Les Gens

Parce qu’il a dit, et on l’avoue ça nous fait un peu rêver, « Mon plus grand luxe est de n’avoir à me justifier auprès de personne », Apache s’est intéressé à l’énigmatique Karl Otto Lagerfeldt.


Lunettes noires, catogan blanc et mitaines en cuir, Kaiser Karl intrigue et ce, depuis le début car nous ignorons tout ou presque de sa date de naissance. Nous savons seulement que c’était un 10 septembre. Jour béni sans lequel Inès de la Fressange ou Carla Bruni ne seraient qu’une bande d’anorexiques inconnues, non femmes de non-Président de la République.

Karl L grandit tranquillement en Allemagne auprès de son papa Otto et de sa créatrice, Elisabeth, qui aime à lui rappeler « Tu me ressembles, mais en moins bien ». Sympa Zaza.
Mais la mamma tient à faire de son fils un grand homme et exige notamment qu’il apprenne une page du dictionnaire par jour (et en Allemand c’est plus long…). Il tiendra sa vengeance des décennies plus tard lorsqu’on lui demandera en 2009 d’illustrer Le Petit Larousse.
Karl s’installe à Paris en 1953 et tout s’enchaîne : assistant de Balmain dans un premier temps, il devient ensuite le directeur artistique de Jean Patou, puis Chloé jusqu’à intégrer la bien célèbre maison Chanel.
Il ne s’arrête pas là et se découvrira de nombreux talents : la photo, l’écriture et même le journalisme (si ce n’est le Stéphane-Bernisme NDLR) en commentant en avril 2011 le mariage de Kate et William. Wouaou.

Macho macho man

Insatiable, il vient de lancer en pleine fashion week parisienne, une collection de montres à son effigie. En toute simplicité bien sûr car le profil du grand couturier n’apparaîtra que discrètement… 7 modèles pour nous ravir, on ne sait que choisir : la « Karl 7″ ? La « Karl Chain » ? La « Karl Zip » ? N’en jetez plus.

Devenu une véritable icône, Karl L. est vénéré dans le monde entier et notamment au Japon où les femmes ne peuvent s’empêcher de toucher la bête. Mieux qu’une rock star. Mais face à cette frénésie, notre ami déclare, humblement, « je ne sais pas pourquoi mais les Japonaises veulent toujours me pincer les fesses. Est-ce une manifestation de respect ou une façon d’attirer la chance, comme caresser la patte du cheval de Louis XIV sur la statue qui trône à l’entrée de l’Hôtel de Paris, à Monte-Carlo ? ». Oui c’est peut être ça Karlito ; nous, on est plus basiques et on ne serait pas allés si loin. Mais ça se tient.

Vous l’aurez compris, Karl est insaisissable.
Apache a essayé de mieux le cerner et a compris que c’est en écoutant Karl s’exprimer qu’on s’approchera de sa vérité et de ses multiples facettes.

KARL’S QUOTES

« Je vampirise l’air du temps. » HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
« Je suis une sorte de nymphomane de la mode qui n’atteint jamais l’orgasme. » Allons allons.
« Il est indispensable et naturel de ne pas être comme les autres. » Et vous y arrivez très bien.
« Etre heureux ? Non, je ne suis pas si ambitieux. » C’est vrai que la vie doit être dure.
« Je veux bien être gentil mais je ne veux pas que ça se voit. » Et on vous rassure : ça ne se voit pas du tout.

Et hop sans burqa!

« Mes lunettes, c’est ma burqa à moi. Je suis myope et les gens myopes, quand ils retirent leurs lunettes, ressemblent à d’adorables petits chiots qui veulent être adoptés. » J’aimerais être dans votre tête, ne serait-ce que 10 minutes.
« Si j’étais une Russe, je serais lesbienne tant les hommes russes sont laids. » Restez donc allemand.
« Je n’ai jamais été féministe, Je ne suis pas assez moche pour ça ». On n’a pas tout compris mais ok.
« Je me trouve tout ce qu’il y a de plus normal mais peut être que mes normes ne sont pas les bonnes. »
Peut-être en effet.
« Je ne veux pas être une réalité dans la vie des autres, je veux être comme une apparition. » Dieu existe.
« Je me souviens d’une créatrice qui disait que ses robes n’étaient portées que par des femmes intelligentes. Évidemment, elle a fait faillite. » On n’est pas obligé d’être sympathique.
« Si vous jetez l’argent par les fenêtres, faites-le avec allégresse. » On prend note, au cas où…
 » Je suis comme une caricature de moi-même. C’est comme un masque. Pour moi le Carnaval de Venise, c’est toute l’année. » Pour nous aussi. Grâce à vous.
« Je déteste avoir des conversations intellectuelles, seule ma propre opinion m’intéresse. » Ca doit simplifier les débats.
« Est-ce que je sais combien j’ai sur mon compte bancaire ? Mais c’est une question de pauvre, ça ! » Pas faux.
« Mon fonds de commerce, ça a toujours été de travailler plus que les autres pour leur montrer leur inutilité. » On répète : on n’est pas obligé d’être sympathique.
« Les lunettes de soleil, c’est comme le fard à paupière : avec elles, tout parait plus jeune et plus beau. » Et vous nous semblez si jeune.
« Je suis un habitant de nulle part. Je suis un Européen libre. » Mazel Tov. Mais vous les payez où vos impôts ?

Vous l’aurez deviné, Karl n’est pas un seul homme. Il se compte en talents et nous, on est fiers que cet Allemand ait choisi notre pays pour l’illuminer de sa grâce et de sa poésie.
Merci Karl.

Vous voulez encore plus de Karl?