20130321

Liliane Henriette Charlotte B., L’avventuraaaaaaaaaa

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dans Les Gens

Parce qu’elle a dit, et franchement on approuve : « Les hommes ont mis des millénaires pour se tenir debout. Que vaudrait la vie si elle se faisait à ras de terre ? », Apache s’est intéressé à Liliane Henriette Charlotte Bettencourt.


Avec une fortune évaluée en 2013 à 23 milliards d’euros, elle est la première fortune française, la 9ème mondiale et la femme la plus riche du monde.
Triste package.

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Née en 1922, elle est la fille unique du fondateur de la société qui deviendra L’Oréal en 1939, Eugène Schueller.
Au début des années 1900, Eugène trouve dans sa cuisine la formule des premières teintures pour cheveux. Il crée sa société en 1907 : la nuit, il formule ses produits et le jour il fait la tournée des coiffeurs pour les commercialiser. L’Oréal ne va plus jamais cesser de se développer. Liliane Bettencourt voit ainsi le jour dans cette famille déjà bourgeoise et grandit entre Paris et Franconville. On la décrit comme une jeune fille calme, qui sort peu, joue du piano, lit énormément et fréquente le samedi après-midi les séances cinématographiques organisées par Marcel Bleustein-Blanchet chez Publicis.
On est loin de la jeunesse dorée et de ses travers, et on ne peut que saluer l’héritière qui va tout de même vouloir faire quelque chose de sa vie et de son argent. Et parfois même sans trop payer d’impôts. Respect Al Capone.

Liliane qui dès son plus jeune âge, teste toutes les couleurs inventées par Papa dans la cuisine...

Liliane qui dès son plus jeune âge, teste toutes les couleurs inventées par Papa dans la cuisine…

Dès l’âge de 15 ans Liliane Schueller est stagiaire chez L’Oréal chaque été. Mais point de piston semble-t-il, elle travaille d’abord à l’usine où elle commence par coller des étiquettes ; puis de service en service, ce qui lui permet d’apprendre peu à peu les rouages de la grande entreprise familiale.
Au décès de son père en 1957, Liliane hérite de la société et des responsabilités qui vont avec mais elle n’est pas intéressée par la présidence du groupe. Beau crachas dans la bonne soupe ? Peut être et en même temps, c’est pas parce qu’on hérite de la totale qu’on n’a pas le droit d’échapper à son destin comme n’importe quel pauvre, non ?

MÊME LES MILLIARDAIRES ONT DROIT À L’AVENTURE!

Avant de partir son père lui dit : « Tu as le monde entier ». Et elle saura quoi en faire.
Ainsi la première actionnaire de l’Oréal, lucide, nommera François Dalle à la direction générale du groupe. Il transformera la PME florissante en numéro 1 mondial des produits cosmétiques.
Depuis Liliane s’associera sans cesse aux prises de décisions et s’avère être fin stratège. En effet, c’est elle qui a œuvré pour l’entrée de Nestlé dans le capital du groupe. C’est également elle qui a convaincu le président Lindsay Owen-Jones d’acquérir en 1995 Gemey Maybeline, spécialiste des produits cosmétiques des 12-25 ans. Enfin, elle veillera à ce que la recherche soit la priorité absolue du groupe. Elle crée ainsi en 1987 la Fondation Schueller-Bettencourt dédiée à la recherche médicale, la lutte contre les pandémies et l’action sociale et humanitaire.

LILIANE INTERDIT BANCAIRE…

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Coup de théâtre en 2008 lorsque la discrète Liliane se voit mise à nue (elle qui préfère être en fourrure qu’à poil) par les médias qui s’emparent de l’affaire Banier.
Le résumé : Françoise, fille unique de Liliane, poursuit le photographe et ami de sa mère François-Marie Banier pour abus de faiblesse. Elle l’accuse ainsi d’avoir profité dans les grandes largeurs de la fortune de sa mère : environ 993 millions d’euros de cadeaux offerts par la milliardaire à son loyal ami.
Nul doute quant au bien fondé de la requête : il est en effet assez scandaleux de dépenser son argent comme on l’entend et Françoise est certainement dans le besoin. C’est ce qui arrive souvent quand on ne travaille pas.
Le dossier sera finalement classé sans suite. Il y a une justice.
Beaucoup de bruit pour rien qui aura tout de même permis à Liliane Bettencourt –devenue depuis la Tata Zinzin des Guignols- de se voir surexposée et soupçonnée devant le grand public de ne plus avoir toute sa tête. C’est beau l’esprit de famille.
Aujourd’hui, à plus de 90 ans, Liliane semble réconciliée avec les siens. Elle est tout de même depuis 2 ans sous la tutelle de son petit-fils de 25 ans, Jean-Victor, qui la remplace également à la table des douze membres du conseil de L’Oréal, soit 5 ou 6 réunions par an. Belle opération Jean-Vivi. Et le défraiement vaut le déplacement puisque le montant annuel qui lui est alloué pour sa présence varie de 60 000 à 110 000 € par an. Il n’est finalement pas si triste d’être jeune diplômé en 2013.

Une milliardaire bien entourée donc.

Nous, chez Apache, on l’aime bien. Une fois n’est pas coutume.