20131118

Minnie Moskowitz, ainsi va la pop

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dans Boombox

Fanny, Tara, Céline, Armelle et Guillaume préfèrent la saucisse de Ploumilliau au morteau, sont propriétaires de pas moins de 7 bébés, se lèvent le lundi parce que leur métiers et enfants leur plaisent (parfois), ne sont d’accord sur rien… Accessoirement, ils font de la musique. De l’électro-pop précisément. Et répondent au nom impossible à orthographier de Minnie Moskowitz.


Fanny, Tara, Céline, Armelle et Guillaume préfèrent la saucisse de Ploumilliau au morteau, ne disent jamais non à une bière (surtout si elle est belge dans un verre improbable) et passent beaucoup de temps à débattre. Ils sont comédiens, réalisateurs, casteurs, journalistes, marketeurs. Ils sont également propriétaires de pas moins de 7 bébés, se sont connus parce que le mec de Machinette connaissait bien Jean-Truc… Ils se lèvent le lundi parce que leur métiers et leurs enfants leur plaisent (parfois) ou pour changer le monde et croire que tout est possible (sic). Ils ne sont d’accord sur rien sauf (peut-être) les hamburgers…
Accessoirement, ils font aussi de la musique.
Et répondent au nom impossible à orthographier de Minnie Moskowitz.

PLUTÔT MINNIE OU MOSKOWITZ?

À l’instar de toutes les grandes initiatives de ce monde, Minnie Moskowitz, est une décision de gens bourrés.

Céline découvre la musique en 6ème en montant sur les planches pour interpréter Tommy dans l’opéra rock du même nom des Who, Armelle  et Tara au conservatoire… quand Fanny attendra 2006 et l’acquisition d’une basse pour découvrir tout ça sur le tas, à la punk.

Premier émoi musical? Murray Head, Eurythmics, Supertramp, Jimmy Somerville, les Pixies, les Gnossiennes de Satie…


Après quelques excursions théâtrales, la composition de ce presque girls’ band se forme un soir d’ébriété en 2008. Guillaume, sans doute plus saouls que les autres, trouve ce nom impossible à écrire par pur sadisme envers les journalistes, et en hommage à une cosmogonie plus cinématographique que musicale. Une perte de bassiste (par un groupe ami qui l’avait sûrement mal rangé) et un créneau ainsi rendu disponible au point Ephémère plus tard, voilà les Minnie Moskowitz résidents pour deux ans à la Gargote du canal.
Le temps de se rôder à la composition démocratique notamment. Car les Minnies font tout à dix mains. Musiques, paroles, voix, rythmes, menus…

Si vous deviez faire une chanson avec le même instrument pour tout le monde? Basse. Clavier. Non batterie, non Kazoo! (finalement on se met d’accord) A capella.
Pourquoi n’avoir jamais fait un remix d’Yvette Horner? Yvette est un sujet hyper touchy dans le groupe, notamment à cause des expérimentations capillaires de Céline et de l’ostracisme violents de certains membres quant au projet de reprise de Glory Box: on préfèrerait ne pas en parler. Mais ce pourrait-être un projet pour 2014.
Avec quelle personnalité VF aimeriez-vous faire un duo?
Katerine! Jean-Jacques Goldman! Vincent Cassel! Catherine Ringer!

Un premier concert au Plastics pendant la fête de la musique où ils jouèrent deux fois de suite leurs cinq morceaux puis c’est le Pop In avec une salle bien trop petite… c’est l’heure d’un premier EP à l’electro-pop acidulée ultra léchée qui aura nom Dead Shark.
Visez un peu comme ils sont jolis!


ET SOUDAIN C’EST LE GAG

Une nuit à Londres, alors que les organisateurs du concert étaient partis manifester au G20, les Minnies se retrouvent face à une cymbale trouée et Fanny invente la basse à bâtons rompus avec son ampli à courant alternatif. Un autre drame: Céline et son xylophone en pièce détachées soudera le groupe à jamais autour d’une devise désormais célèbre « Attention, concert blagues interdites« . Seule Armelle — totalement dépourvue d’humour selon ses dires — aura dès lors le droit de s’exprimer publiquement, les autres membres du groupe étant jugés déviants par eux même. Car, aventuriers de la pop moderne, les Minnies font sans label (comme le vélo sans les mains ou le chocolat sans les bras)! Un peu par flemme, un peu par jeu dirait-on…

Chez le disquaire on vous cherche dans quel bac? Les hipsters peuvent chercher à girls neo-vintage indie sinon les autres regardent à Electro-pop
Qui sont vos groupies? Nos potes, des femmes jeunes et séduisantes, des hommes beaux, jeunes et séduisants et des tout-petits (dès 3 ans en fait)
A quoi sert votre musique? Choper, faire du sexe (même si après les concerts on est bien trop bourrés pour pécho) et calmer les enfants en voiture.
Vos labels préférés? Label Rouge, Labello, Because et Kitsuné.

Ce qui n’empêchera pas ces charmants jeunes gens qui se connaissent depuis loooooongtemps après Jésus-Christ d’enregistrer en septembre dernier un second EP toujours empreint des références cinématographiques qui font la musique des Minnie Moskowitz. ModCom est une nouvelle projection de leur esthétique très visuelle mais plus spontanée, plus live, sans doute moins produite que leur premier rejeton.
Les Minnie ont voulu un ModCom plus cru, moins sophistiqué que Dead Shark…  Un son bien plus brut sur ce deuxième EP rendu possible par leur ingé son ukrainien qui déboîte. Un son enregistré en groupe où Watermelon se veut un écho à Dirty Dancing et Who fera danser les minettes jusque bien après l’heure du crime. Un son moins synthétique à l’électro plus live mais finalement toujours très Minnie, avec une pointe new wave subtilement dark où voix claires et rythmes profonds ont des accents de Tristesse Contemporaine.

DES JEUNES GENS BIEN

Sur le Titanic, ils seraient restés jusqu’au bout sauf Guillaume — parti sauver les enfants — mais pour le réveil, ils te conseillent de faire comme eux pour rester beaux et jeunes et coules en écoutant Time to dance de The Shoes, France Inter, Follow the sun de Xavier Rudd ou Lolita on the Beach de Neil Young. Et ils certifient adorer les Indiens (surtout les Apaches et Jimmy P.).

Plutôt Quick ou McDo?
Burger King (sauf Guillaume qui a arrêté le fast-food il y a 3 jours).
Vos recommandations musicales?
Lolito, Jeremy Jay, Reflektor d’Arcade Fire, Christine and the Queens, The Organ, Austra, Alt-J, Robots in Disguise, CSS, Aurevoir Simone et Gush [NDLR: ça pourrait faire une super collab ça Minnie et Gush, Apache plussoie fortement]

Ils sont aussi furieusement chouette que leur EP.
Et on est un peu tombés en amour.

Mais comme dirait Jack Lemmon nul n’est parfait et, pour toi public, Apache Magazine a su débusquer leur talon d’Achille: les Sardines et Get Lucky (un bootleg des deux bricolé par un esprit malade pourrait certainement les tuer). Mais le swag ne meurt jamais et en projet, les Minnie Moskowitz ont dès concert dès février, mars 2014 et peut-être même une tournée estivale quand Guillaume aura fini sa rafle de prix pour Ananas spleen son court métrage (diffusé ce samedi au festival Cours Charlie Cours)…

Adam’s Pineapple – teaser from Guillaume Miquel on Vimeo.

Pour tout savoir sur Minnie Moskowitz c’est par ici! Et pour se procurer le fabuleux ModCom c’est par !

BONUS

Comme il nous manquait une Minnie pour l’interview, les autres lui ont fait remplir notre test de personnalité. Attention, Tara nous dit TOUT.