20140228

OlymEpic Fails : Retour à Sotchi

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Voilà, Les Jeux Olympiques d’hiver sont (enfin) terminés. Au revoir Gérard Holtz et Nelson Monfort, le curling, la danse sur glace, le short-track et le relais en luge biplace. Vous nous aurez au moins permis d’avoir un fond sonore continu pendant deux semaines alors qu’on geekait sur Internet (pour ceux qui n’ont rien d’autre à foutre). Merci.


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Voilà, les Jeux Olympiques d’hiver sont (enfin) terminés. Au revoir Gérard Holtz et Nelson Monfort, le curling, la danse sur glace, le short-track et le relais en luge biplace. Vous nous aurez au moins permis d’avoir un fond sonore continu pendant deux semaines alors qu’on geekait sur Internet (pour ceux qui n’ont rien d’autre à foutre). Merci.
Mais Sotchi, même quand c’est fini, il y en a encore. On a décidé de vous en rajouter une couche de neige et de faire une petite compilation Fails d’hiver, qu’on dédicace bien amicalement à Philippe Candeloro.

Nous étions partis pour avoir des JO 2014 plutôt hauts en couleur, et pas seulement sur le plan sportif. Et cette édition nous a plutôt gâtée, n’est-ce pas ? Entre les fortes probabilités d’attentats terroristes, les retards de construction, les politiques, discriminatoires et autres, menées par le président russe Vladimir Poutine, le printemps soviet (là, on parle vraiment météo), et cætera et cætera. L’avant-JO était déjà prolifique en débats et en débâcles. Allez les loulous, on rechausse les moonboots, on reclique les fixations et on fait un léger retour tout schuss à Sotchi. Oui-Da.

L’ÉCONOMIE À VLADY

Tout d’abord, commençons par un bon gros fail économique. Vladimir Poutine a voulu faire de ces — ou ses — JO une vitrine pour la Russie : feux d’artifices et paillettes, hôtels de luxe et infrastructures sportives de haut niveau, le tout au bord de la mer Noire. A l’instar de John Hammond dans le mythique Jurassic Park de Steven Spielberg, la Russie a dépensé sans compter. En effet, plus de 37 milliards d’euros ont été « alloués » à ces JO d’hiver, alors que, par exemple, ceux de Vancouver 2010 ont coûté 1,4 milliard d’euros, et ceux de Turin, en 2006, 3,4 milliards. Le fossé est ici immense.

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Le plus malheureux est que toutes les infrastructures – construites pour ces deux semaines, plus une semaine et demie de Jeux Paralympiques (ou, plus communément, les JP) – vont très certainement finir à l’abandon, comme cela a souvent été le cas précédemment, en témoignent ces photos. Alors certes, un petit instagram là-dessus et ça fait de jolis clichés, mais je ne pense pas qu’ici, l’argument hipster soit très solide.

LA DÉCO À VLADY

En parlant d’infrastructures, il faut d’ailleurs avouer que les Russes sont originaux, surtout dans l’hôtellerie. Après avoir vu ces jeux, je n’ose imaginer combien de jeunes français(es) se sont retourné(e)s vers leurs parents pour leur dire : « Je plaque tout. Je pars en Russie. Je vais passer mon diplôme d’architecte d’intérieur, et rien ne pourra m’en empêcher ». Ils n’auraient pas tort, parce que franchement, y a du concept et du potentiel à exploiter.

Plusieurs exemples pour étayer ces propos…

Attention concept

Attention concept

Il est vrai que l’art contemporain est parfois difficile à saisir. Les pauvres Russes, ils ont essayé de mélanger le conceptuel à l’utile, et personne ne les a compris. En témoigne cette installation : le Radihauteur. Vous pouvez le prononcer avec l’accent russe, ça fonctionne plutôt bien.

Les Russes ont également tenté de partager leurs traditions, leurs us et coutumes, leurs rituels avec nous autres. La promiscuité russe est pourtant légendaire. Mais là encore, incompréhension. Alors que pour eux, il est tout à fait normal de tailler une bavette entre potes pendant qu’on termine de la digérer. Pas vrai Martin ?

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Et tu peux même inviter des spectateurs. En revanche, il faut leur dire d’amener leurs propres lunettes 3D.

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D’ailleurs, une sombre histoire relate la perte de plusieurs échantillons voués à être testés aux contrôles anti-dopage pendant ces jeux. Pardon ? On les a retrouvés ? Cool ! Ah, non, désolé, c’est Martin qui a voulu se servir un verre d’eau.
Potable.

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LE FAIRPLAY BY VLADY

En parlant de dopage : Scandale ! Six cas de dopage ont été recensés à la fin des Jeux. Sérieux, vous y étiez presque, il ne restait plus que deux jours et vous vous en sortiez ! Pas de bol les gars.

Petite piqûre de rappel : nous avons donc, dans les dopés, un athlète italien membre de l’équipe de bobsleigh. Il faudra impérieusement nous expliquer POURQUOI on peut ressentir le besoin de se doper pour faire du bobsleigh. C’est un peu comme prendre de la coke pour faire un Chi-Fu-Mi non ? Avaler 5 Guronzans pour promener Choupette, le bichon maltais, autour du pâté de maison ? Bref.

Les autres avaient des excuses : une fondeuse et une biathlète. Tu m’étonnes. Si vous avez déjà fait du ski de fond et/ou du tir au pigeon, vous-mêmes savez qu’il en faut pour rester éveillé…

Sinon, le Français a encore eu une bonne occasion de râler pendant ces jeux : il a fait beau. Enfin, il a fait beau à Sotchi hein, pas ici. Pour une fois qu’on voit un peu de soleil, même si ce n’est pas chez nous, faut encore qu’on trouve quelque chose à dire ! Jamais contents. Après c’est vrai que ça a joué un peu sur les bonnes conditions de déroulement de ces Jeux, mais, pour ce coup-là, la Russie n’y est pour rien. Enfin, on croit.

Parce que les Russes, ils ont quand même réussi à foirer la Cérémonie d’Ouverture. En effet, un des anneaux olympiques ne s’est pas illuminé lors de l’événement. Enfer et damnation, la déception était presque aussi grande qu’un onion ring manquant dans un triple whooper Burger King. Certaines mauvaises langues disent d’ailleurs que le cercle manquant symboliserait les États-Unis. C’est la guerre froide 2.0.

Autre guerre qui a fait rage : celle entre le Canada et les États-Unis. Justin Bieber n’était pas très content apparemment. Faites gaffe, il va encore s’en prendre aux platanes à coup de Ferrari.

BON ET LE SPORT ALORS ?

Sur le plan sportif, nous avons eu la chance de découvrir ou redécouvrir un merveilleux sport : le ski/snowboard-cross. Le principe est simple, il suffit de faire comme une course de Formule 1, sauf que le moment où tout le monde se tire la bourre et se casse le gueule se trouve à l’arrivée, et non au départ. Ce qui donne parfois des chutes spectaculaires, pour le plus grand plaisir ou désespoir, de nos commentateurs français (pas-du-tout-démonstratifs) :

Le désespoir d’abord, gratifié d’un superbe cri du commentateur, auquel nous attribuons 8/10 pour le claquage de tympan et 9/10 pour la finesse des propos. De vrais moments de sport mes amis.

Et le plaisir, ou comment se réjouir sans culpabilité parce que des concurrents adverses sont partis manger la poudreuse par les graviers. Le plus bel exemple, lors du triplé français en ski-cross.

En bonus, une petite douceur pour vous, un tout nouveau sport : le sur-les-fesses-ski-cross

Enfin, deux bonnes nouvelles. Nous avons retrouvé Jésus. Il fait du ski de bosses.

Crédits: Reuters

Crédits: Reuters

Pour couronner le tout, il fait le saut de l’ange. Jusqu’au bout le mec. 

Et le Mexique a su se mettre à l’honneur (peut-être que dans quatre ans ils rejoindront la compét’ de luge avec des bolides en forme de tacos…) en envoyant son plus beau prince-mariachi

Voilà pour quelques uns de ces fails d’hiver. Ce n’était qu’une petite compilation pour vous rappeler tous ces bons souvenirs de Sotchi, et peut-être aurez-vous découvert des choses, chers lecteurs, chères lectrices !

J’entends déjà des gens pas contents. Alors oui bon, il n’y a pas eu d’attentats au final. Pas d’explosions, pas de blessés, rien. Mais c’est normal. Les Jeux doivent se faire dans la paix. Et pour cela, non sans humour noir et trente-sixième degré, nous pourrions blâmer Ukrainiens, Syriens, Palestiniens, Israéliens, les Pussy Riots et j’en passe, qui n’ont pas respecté cette trêve olympique. Ok. N’est pas Gaspard Proust ou Stéphane Guillon qui veut.

On regrettera également que si peu de voix se soient élevées contre les politiques discriminatoires de Vladimir Poutine, surtout envers les LGBT. Mais que voulez-vous, du pain et des jeux, non ?

Pour conclure sur ce sujet et cette chronique des OlympEpic Fails en général (fallait le trouver celui-là), un peu de légèreté. Parce qu’on espère que la Russie d’aujourd’hui ne sera pas toujours la Russie de demain, mais que le sport, lui, reste le même : vecteur de passion, de joie, de tristesse, qu’il continue malgré tout de nous unir dans la compétition. Faites du sport, faites l’amour, pas la guerre mes mignons.

Le clip de la fin

Dasvidania tovarish!