20140424

Prends tes gants de boxe, Gary a sorti l’échiquier !

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Le foot, la Formule 1, le tennis ou le marathon? Pff, des sports surfaits. Place à du neuf, depuis le wallyball jusqu’au foot à la mode des « Ronal Teenios », en passant par le chess-boxing et la course de mascottes, made in Britain, évidemment.


Comme d’habitude, l’actu sport a été riche ces dernières semaines. Nous aurions bien voulu faire un spécial OM, tant les Marseillais sont au fond du trou cette saison, mais les supporters se sont chargés de porter l’ultime coup de poignard lors de OM-Ajaccio, en championnat.
Tribunes délaissées, insultes à gogo, banderoles dégueulasses et cris de chèvres en prime. Comme l’ont dit les dirigeants, « c’est allé trop loin ». Et, conséquence directe… On n’a donc plus rien à rajouter. Tant pis.

Sinon, la F1 reprend ses droits, le PSG est en train de faire son trou en coupe d’Europe, Djokovic se refait une santé, un Ethiopien, un de plus, a gagné le marathon de Paris et Schumacher va peut-être ressusciter.
De notre côté, on a pris notre pied devant la rencontre de Coupe Davis entre Français et Allemands et on se délecte devant un final passionnant en Liga espagnole. Terminées les purges Valenciennes-Guingamp, Ajaccio-Sochaux à 0-0 et trois tirs cadrés : place aux matchs de Madrid, de l’Atlético et du Barça pour des tapas très classes du foot européen!
Mais, pour autant, aujourd’hui, on va quitter le monde des sports normaux pour faire place à ceux issus d’une autre dimension. Découverte de ces sports qualifiés d’insolites. De ces sports qui ne trustent pas la une des médias et qui sont totalement inconnus pour la majorité des mortels. Mais sports qui, toutefois, méritent qu’on s’y attarde un petit peu. Par curiosité. Pour découvrir des hommes et des femmes pas comme les autres ou pour se taper un bon fou-rire!

LE WALLYBALL, DELICE BOLIVIEN

Dans la capitale espagnole, pas mal de tes potes français ont un conjoint ou une conjointe originaire d’Amérique du Sud. L’occasion d’en savoir plus sur les traditions de leurs pays respectifs et des sports qui s’y pratiquent. Et, en Bolivie, c’est le wallyball qui fait vibrer la population. « Le quoi ? », « Le Wallyball ».

Sous vos yeux ébahis... e wallyball.

Sous vos yeux ébahis… e wallyball.

Ce n’est pas le titre d’un cartoon, non, c’est du volley-ball dans une salle qui ressemble à celle d’un court de squash, nous explique-t-on ! Intrigué, on commence des recherches sur internet. Au début, Google pense qu’on se trompe et veut nous corriger quand on tape wallyball, pour nous proposer… volley-ball, justement.
Après des recherches plus poussées, on découvre que ce sport est né dans les années 70 pour combiner le mot « mur » (wall en anglais) avec volley-ball. Dans le jeu, c’est effectivement très proche du volley-ball mais, vous l’aurez compris, avec les murs en prime pour remporter les points. Du volley-ball avec la stratégie du squash !
Si ce sport s’est développé en Amérique du Nord, il a fait pas mal d’adeptes dans d’autres pays, jusqu’à devenir un vrai sport populaire, au même titre que le foot, en Bolivie. Ne vous moquez pas, c’est une véritable tradition là-bas. Si, si, puisqu’on vous le dit. On prend ça très au sérieux, cela n’a rien d’un gag, on compte les points avec des matchs officiels, des compétitions locales et internationales.
Bon, après, une fois qu’on a dit cela, évidemment, en dépit des vidéos regardées et de nos lectures, on ne voit toujours pas l’intérêt de confiner le volley dans une salle de squash. Et qu’on ne nous fasse pas le coup du : « c’est pour jouer au volley en hiver ».
Pour tout avouer, on n’a pas réussi à trouver pourquoi cette variante du volley plaît tant du côté de La Paz. L’atout mural permet peut-être de compenser la petite taille des Boliviens lorsqu’ils doivent smasher ? Ou l’absence de résultats internationaux en volley les a poussés à trouver un plan B ? En attendant d’aller sur place pour répondre à ces interrogations, voici un aperçu en vidéo.

La Bolivie se cherchait une identité sportive, elle l’a trouvée avec le wallyball.

ECHEC ET MAT PAR K.O. !

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Notre quête d’images insolites nous a conduit vers le le chess-boxing ! La rencontre, improbable, entre « le premier sport de réflexion et le premier sport de combat ». Oui, nous aussi, nous sommes restés sur le cul quand on a découvert cette si délicate activité.
La France a fait connaissance avec ce sport hybride, pour la première fois, en 2013. A cette époque, cela fait une dizaine d’années que le chess-boxing déchaîne les passions chez les plus tarés d’entre nous. L’origine de ce sport vient de l’imagination de Bilal. Dans sa BD « Froid Equateur », le dessinateur, par un coup de crayon dont il a le secret, donne naissance à une des combinaisons les plus farfelues de l’univers sportif.
Un artiste Hollandais, Iepe Rubingh, qui s’ennuyait comme un rat mort, décide de triper et de donner vie à ce dessin en 2003. Depuis, le chess-boxing est régi par une organisation internationale (World Chess Boxing Organisation) et présente environ 40 championnats dans le monde et un championnat du monde.
Il s’agit du seul spectacle au monde qui te permet de voir Mohamed Ali  et Garry Kasparov dans un même corps. Du moins, c’est la combinaison que tous essaient d’approcher. Bref, toute une philosophie pour des sports considérés comme trop intellos ou trop violents. La nuance parfaite pour certains. La débilité suprême pour d’autres. Dans les faits, les deux gaillards (les participants ressemblent tout de même plus à des poids lourds qu’à des joueurs d’échecs) disputent 11 rounds partagés entre six rounds d’échecs et cinq de boxe.
Ces fous des temps modernes alternent les deux activités round après round sachant que celui des échecs dure quatre minutes et que celui de la boxe s’arrête au bout de 180 secondes. Le vainqueur gagne par échec et mat, par K.O, par abandon de l’adversaire ou par décision arbitrale. Mike Tyson s’est bien laissé tenter, mais après 30 secondes, il bouffait déjà les pions de son adversaire. Je vous laisse apprécier.

ILS SONT FOUS CES ANGLAIS ! 

Pour oublier leur météo pourrie et leur bouffe infâme, nos voisins Anglais ne savent plus quoi inventer. Ici, le sport en tant que tel n’existe plus vraiment. On parlera plus de divertissement. Avis aux passionnés de course à pieds, il est conseillé de ne pas lire la suite à moins d’avoir une bonne dose d’humour car la course nationale de mascottes sur l’hippodrome de Surrey, en Angleterre, pourrait leur donner une crise cardiaque.
Chaque année, une cinquantaine de mascottes de différents clubs de foot se retrouvent sur l’hippodrome pour avoir, elles aussi, leur quart d’heure de gloire. Vous savez, ce sont les mascottes qu’on retrouve sur les photos officielles des équipes de foot, ou lors de l’entrée des joueurs sur la pelouse ou bien encore lors de la célébration d’un but. Mais si, enfin, c’est le guignol avec une tête de hibou ou de renard qui saute sur les joueurs comme s’il faisait partie de l’équipe.
Pour compenser un grand manque de reconnaissance, les mascottes prouvent aussi qu’elles peuvent être des athlètes de haut niveau, avec plus ou moins de réussite, grâce au Mascot Grand National. La course existe depuis 1999 et voit les participants se tester sur une ligne droite truffée d’obstacles. En 2012, Chantal Goya s’était incrustée pour une victoire remportée en solitaire !

Pour la petite histoire, cette course revêt un caractère minimum utile, si ce n’est celui de se taper une grosse bonne barre de rires, car les bénéfices de la course sont reversés à des œuvres caritatives. Amen !
Dans le même genre, nous sommes tombés aussi sur le cheese-rolling, le lancer de menhirs, la course de chaises de bureaux, le hockey en monocycle, la natation dans la boue, le bike-polo, le yoga volant… et on en passe. Ce message s’adresse à toutes celles et tous ceux qui n’ont pas encore été séduits par une activité sportive. Si vous êtes fans des combinaisons insolites, votre bonheur n’est peut-être pas très loin. Il suffit de fouiller dans un univers sportif qui ne connaît pas encore ses limites.

AU BRESIL, RIEN NE REMPLACE LE FOOT 

Pour terminer, on souhaitait s’arrêter sur une vidéo qui fait le buzz actuellement sur le net. Ici, le sport n’a rien d’insolite, puisqu’il s’agit de foot pratiqué dans les règles de l’art. Pour le coup, il faut s’attarder sur les joueurs qui composent l’équipe, surnommés les « Ronal Teenios », ou les « géants du Grand Nord ».
Cette équipe est composée de nains. Oui, il n’y a qu’au Brésil qu’on voit ça pour prouver une fois de plus que le foot est bien THE sport suprême de l’autre côté de l’océan. Les autres activités peuvent bien aller se coucher, le foot est irremplaçable ! Toutes les tranches de la population brésilienne peuvent s’exprimer sur le rectangle vert. Sacré slogan à quelques semaines de la Coupe du Monde au pays de Pelé ! Dans cette équipe, Vagner Love (ancienne star du CSKA Moscou) possède son sosie, en la personne de Casimeiro Ribeiro, 27 ans pour… 39 centimètres. Style rasta, c’est lui la star de l’équipe. Et si jamais tu te fous de sa gueule à sa manière de déambuler, Ribeiro te collera deux, trois passements de jambes pour fermer ton clapet.
A Belem, dans le Nord du Brésil, les « Ronal Teenios » sont devenus des vraies stars et personne ne rate l’occasion de les voir faire le mur pour s’opposer à un coup franc adverse. Pour l’instant, ces footeux d’un autre genre affrontent des équipes de moins de 13 ans mais leur technique n’a rien à envier à certains professionnels. A la base, l’équipe a été créée pour combattre les discriminations dont sont victimes les personnes de petite taille, avant de finalement devenir une vraie attraction locale.

Après le foot pour les aveugles, l’association gay dans le foot, voilà le foot pour les nains. Qui a dit que le foot n’était qu’un sport de gros riches ? Dans le monde du ballon rond, on sait aussi faire dans le social. Rien que pour vous chers Apaches.