20140719

Potins de stars : les génies sont des peoples comme les autres

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C’est l’été, on bronze, on picole, et on lit Paris Match. Pas vraiment envie de se prendre la tête, donc pas de neurones disponibles pour parler sciences. Et si on parlait potins ?


Les génies sont des hommes comme les autres. Ils ont leurs petits travers, leurs petites faiblesses… Et, parfois, il y a du gros dossier. Du cerveau reptilien, de la bêtise, de la perversité, du TOC… Propageons les rumeurs, calomnions, scandalisons-nous, amusons-nous, moquons-nous. C’est la minute Closer.

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LA RUBRIQUE CUL

Prenez Einstein par exemple, le génie qui a révolutionné la physique, découvert l’espace-temps et l’énergie nucléaire, alors qu’il était incapable de manier un peigne correctement. Eh bien il ne pouvait pas s’empêcher de tester son service trois pièces sur toutes les femmes qui le lui demandaient gentiment. Et il n’allait pas forcément chercher très loin, puisque sa seconde femme était sa cousine, Elsa. Du côté de son père ET de sa mère. Au début, d’ailleurs, il voulait choper la fille (qui avait 18 ans de moins que lui), mais elle le trouvait trop moche, alors il s’est rabattu sur la mère.
Elsa lui a un peu fait la gueule quand elle a appris ensuite qu’il s’était également tapé sa sœur quand il était plus jeune, mais bon. C’était il y a longtemps et puis ça reste en famille. De toute façon, il ne restait jamais en place : pour que tout le monde suive, il leur faisait des updates régulièrement. Il écrivait à Elsa et à sa fille (celle qu’il voulait choper au début) où il en était et avec qui il couchait en ce moment. Parfois il demandait même à la fille d’Elsa d’aller porter des lettres à ses maîtresses. Une d’elles l’avait suivi jusqu’en Angleterre et apparemment le harcelait. Une vraie rockstar cet Einstein.

Pas creepy du tout!

Pas creepy du tout!

On peut également basculer dans la rumeur et le sordide en parlant de Lewis Carroll. Le Jeune homme était un peu autiste sur les bords, à la manière de Michael Jackson : il préférait la compagnie des enfants, probablement parce qu’il était plus facile pour lui et moins intimidant de communiquer avec eux qu’avec des adultes. Mais quand on sait qu’il a pris de nombreuses photos de gamines toutes nues, on est en droit de se demander s’il n’y a pas koala sur cactus. D’autant que de nombreux passages de son journal intime ont disparu après sa mort, de manière mystérieuse. Voudrait-on couvrir ses actes criminels ? Etait-il pédophile ? Jack l’Eventreur ? Le masque de fer ?


LES CACAS DE MOZART

Sans devoir aller jusqu’au crime, certains étaient complètement fondus du transistor, avec clairement le disque dur rayé et le cervelet qui fuit. Prenons Mozart par exemple. Il n’y a pas plus mignon que la Petite musique de nuit, n’est-ce pas ? Dans Amadeus ce grand génie est représenté comme une jeune popstar, genre Mika, tout à fait sympathique. Pourtant ce petit génie des touches blanches restait obsédé par le caca. Il écrivait à sa cousine : «  J’aimerais bien te faire caca sur le nez et le regarder couler sur ton menton ». Oh oui tiens, faisons ça mercredi prochain, 18h ?
Et ça n’était pas qu’un jeu sexy cochon, parce qu’il en parlait aussi beaucoup à sa mère. Mais avec les formes, attention, tout en vers. « Dormez bien chère maman, faites caca dans les draps c’est bon quand c’est fumant ». Et elle lui répondait avec plaisir. Je ne déconne pas, cherchez un peu sur internet c’est absolument terrifiant. En témoigne son 24ème Concerto pour piano, sobrement intitulé Lèche-moi le cul. Et il a écrit les paroles qui vont avec, ah oui, il est comme ça le type, il y va à fond : c’est pour un chœur de six personnes le truc. Du genre : « Viens essayer, allez lèche lèche lèche », ou encore : « maintenant tout le monde lèche son cul ». Désolé de vous l’apprendre mais Patrick Sébastien est bel et bien le Mozart du XXIème siècle.

A noter que Beethoven n’était pas mal non plus. D’après ses contemporains il ne lavait pas ses fringues et laissait de la bouffe moisir un peu partout dans l’appartement. Un clodo quoi. Ou un étudiant. Pas de bol quand même, non seulement il était sourd mais apparemment il sentait rien non plus. En tout cas on comprend qu’il soit resté célibataire toute sa vie. D’autant qu’il avait un caractère de cochon et qu’il en venait aux mains très rapidement, avec n’importe qui. La bonne, son proprio, son cousin ou son meilleur pote, il finissait toujours par coller des beignes.

Tesla, un type simple comme le bon pain (et bon esprit avec ça)

Tesla, un type simple comme le bon pain (et bon esprit avec ça)

Tant qu’on est dans des comportements bizarres, on peut également parler de Tesla. Lui c’est un génie de l’électricité, qui travailla pour Edison à ses débuts. On dit d’ailleurs qu’Edison lui aurait piqué un paquet de trucs, comme l’ampoule électrique. Eh bien ce génie était bourré de TOC. Par exemple il avait la phobie des perles. Sérieusement !! Les perles ?!
Et puis des grosses aussi. Sympa le mec qui hurle dès qu’il croise une obèse… Il avait la phobie des poils, du sexe … Le seul truc qu’il aimait c’était les nombres divisibles par 3. Va trouver plus bizarre que ça. Le type faisait tout trois fois : s’il faisait le tour du quartier, il fallait qu’il le refasse deux fois pour terminer le cycle. Pas la peine non plus de vouloir lui refourguer une chambre d’hôtel dont le numéro n’est pas divisible par 3. Et puis avant chaque repas il nettoyait son assiette et ses couverts avec 18 serviettes en papier.
Célibataire toute sa vie, il préférait les pigeons. Vivant à la fin de sa vie dans un hôtel à New York, il les nourrissait avec un mélange spécial de graines de sa composition. Une jolie pigeonne blanche venait tous les jours. Il en tomba amoureux. Oui. Quand elle mourut, il ne se sentit plus capable de travailler. Il avait pourtant une super méthode pour activer son cerveau : il passait la nuit à se compresser les doigts de pieds : 100 fois par pieds environ.

Niveau travail, certains ont d’autres sources d’inspiration tout aussi bizarres. L’inventeur Yoshiro Nakamatsu par exemple. Il est prix Nobel. A plus de 3000 brevets à son nom. Eh bien ses idées il les trouve au fond de sa piscine. Il y a placé un tableau en plexiglas sur lequel il peut écrire. D’après lui le manque d’oxygène favorise la créativité.

Et encore, là on reste dans une obsession vaguement productive. Oliver Heaviside est un mathématicien anglais assez réputé parmi les ingénieurs en électricité (la fonction qui porte son nom est fondamentale en théorie du signal). Las, ce type pourtant brillant avait entièrement meublé sa maison de gros blocs de granit. Pas évident de refaire le lit. A la vue de son vernis rose, le mystère n’est pas long à résoudre : encore un zinzin.

PAS DE HARICOTS POUR PYTHAGORE

On peut aller plus loin encore pour découvrir les ratés de ces cerveaux malades. En allant chercher dans l’anecdote, dans le moment de faiblesse, qui trahit leur faux semblant fréquentable.
Commençons par Einstein qui, dans cet article, ne passe pour l’instant que pour un chaud lapin un poil misogyne. C’était en réalité bien plus que ça. Voici un extrait du contrat qu’il fit signer à sa première femme : « Tu t’assureras que mon linge est propre et bien rangé, que mes trois repas quotidiens me sont servis à l’heure dans ma chambre, que ma chambre reste propre et bien rangée. Tu renonces à toute relation personnelle avec moi en dehors de ce qui est socialement absolument nécessaire. Tu te tairas si je te le demande. En échange, je me comporterai poliment, de la même manière qu’en présence d’une femme inconnue. » On sent qu’il est heureux de se marier le type.

Dans le genre comportement con, remarquez qu’on ne peut pas faire pire que Pythagore. Le type du théorème éponyme. Et accessoirement philosophe. Il avait autour de lui une sorte de secte dans laquelle on adorait les chiffres et où on était végétalien. On mangeait des graines et on se refilait des secrets sur les formes géométriques de l’univers. En revanche, on ne mangeait pas de haricots… Peut-être parce que ça fait péter. Une soirée cassoulet qui avait mal tourné ? En tout cas c’était complètement interdit. Bref, la légende raconte que Pythagore fut poursuivi par une bande de malandrins qui en avaient gros. Acculé à un champ de haricot, Pythagore aurait préféré périr que de traverser le champ. Je lui donne 20 sur 20 au champion.

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Dans le genre humain trop humain, nous avons Marsh et Cope, deux paléontologues de renom friands de compétition, de jalousie, de bâton dans les roues et de triche. Leur relation commença amicalement mais tourna vite au pugilat : pendant une chasse au squelette, Marsh soudoya des membres de l’expédition afin qu’ils lui refilent tout ce qu’ils trouvent.
Dans une autre expédition, il paya des espions pour suivre les déplacements de Cope. On dit qu’ils dynamitaient les sites de recherches pour que personne ne puisse plus rien y découvrir. Ils s’insultèrent avec panache par journaux interposés, en conférence, partout. Ils s’accusèrent de détournements de fonds, de manipulation de résultats, d’incompétence. Une véritable guerre ouverte. Pourtant, malgré toutes ces crasses, tous deux furent de grands paléontologues aux découvertes prestigieuses.

UNE AUTHENTIQUE LETTRE EN VIEUX FRANCAIS DE… CLEOPATRE

Le hollandais basique c'est plus simple que le hollandais compliqué!

Le hollandais basique c’est plus simple que le hollandais compliqué!

Il y a aussi ceux qui se la pètent : Oppenheimer, le mec de la bombe atomique, parlait huit langues, faisait de la poésie, de la philosophie, de la linguistique et j’en passe. Un jour, il demande à un collègue de lui préparer une conférence. Ce sera facile, lui dit-il, tout est dans ce bouquin. Ah oui mais il est tout en hollandais ton bouquin, lui répond le collègue qui compte bien ne pas se faire exploiter comme un vulgaire stagiaire. C’est en hollandais mais c’est du hollandais basique très facile à comprendre, lui répond Oppenheimer du tac au tac. Alors évidemment là…

Dans le genre à côté de ses pompes on a Norbert Weiner, qui a quand même inventé la cybernétique et tous ses trucs compliqués. Au sortir d’une conférence, il oublie qu’il est venu en voiture. Il prend donc le bus. En arrivant chez lui, constatant que sa voiture n’est pas dans l’allée, il appelle les flics en catastrophe : « On m’a volé ma voiture ! »

Einstein aussi, toujours lui, est un grand béta : il a perdu tout l’argent de son prix Nobel dans des investissements foireux… Mais le summum de la bêtise, c’est le grand Chasles, mathématicien français qui laissa son nom à l’addition de deux vecteurs. Il était tellement obsédé par l’acquisition d’autographes et de lettres originales, qu’il se laissa complètement berné par le faussaire Denis Vrain-Lucas. Il se fit refourguer des lettres de Marie-Madeleine, de Pythagore, de Cléopâtre, d’Alexandre le Grand. Et tout ça en vieux Français. Eh ben mon copain pour tomber dans le panneau il faut vraiment être à côté de ses pompes.
Chasles finit par se ridiculiser quand il acheta de faux documents de Pascal, suggérant qu’il aurait découvert la gravité avant Newton. Il alla montrer tout cela à l’Académie des sciences qui, flairant l’arnaque, permit d’arrêter Denis Vrain-Lucas. Et de détruire la réputation de Chasles par la même occasion, qui passa pour un sacré naïf. Juste pour le plaisir, Wikipedia reproduit ce faux laissez-passer accordé par Vercingétorix à Pompée : «  J’octroye le retour du jeune Trogues Pompens auprès de Jules César son maitre et ordonne à tous qui ces lettres verront le laissez-passer librement et l’aider au besoin ». Et Chasles marchait à tous les coups, ce doux dingue…

Comme vous le voyez, pas besoin d’être Nabilla ou Kim Kardashian pour remplir les journaux people. Nos braves geek s’en sortent haut la main !