20140929

Extravaganzaza, Isabelle Balkany

Caution-d-1-million-d-euros-pour-Isabelle-Balkany
dans Les Gens

Parce que son époux a dit « Je suis l’homme le plus honnête du monde », qu’elle trouve Brad Pitt « terriblement sexy » et qu’elle adore l’Italie, Apache s’est intéressé à Isabelle Balkany. Pas seulement parce qu’elle semble normale, mais aussi parce que les « femmes de » méritent le respect.


Née Isabelle Smadja, un 20 septembre 1947 à Boulogne Billancourt, Zazounette grandit tranquillement dans une famille de commerçants qui a fait fortune dans l’import-export de caoutchouc en Tunisie.

En 1966, après deux ans passés en fac de droit, elle débute une carrière de journalisme en intégrant « Combat », journal qui appartient à l’un de ses oncles. Pas d’Amérique mais presque. Elle sera ensuite nommée directrice de la communication d’Europe 1 où elle se constituera son carnet d’adresses dans les médias et le show biz. Youhou.

C’est en 1975 qu’elle rencontre l’amour, celui qui deviendra son époux pour le meilleur et pour le pire, lors d’un match de boxe –doux présage- opposant les bien célèbres Carlos Monzon et Gratien Tonna. Fan des Tontons flingueurs, Patrick ne savait sans doute pas encore qu’il allait s’unir pour la vie à celle qui semble tout droit sortie d’un film d’Audiard.

L’amûr ©LECARPENTIER / SIPA

Ils convolent un an plus tard et Isabelle présente Patrick à Marie-France Garaud, alors conseillère de Jacques Chirac. C’est ainsi que le grand Patrick B. (pas le chanteur non) fait son entrée en politique.

Lorsque Patrick est élu maire de Levallois-Perret en 1983, Isabelle devient responsable de la communication de la ville. Elle sera ensuite conseillère municipale, 1ère adjointe, vice-présidente du conseil général des Hauts-de-Seine. Il est le maire, elle est son fidèle second.

Pretty woman

Casque d'or

Casque d’or

Avec son langage fleuri qui la caractérise si bien, elle affirme : « pour être élu, il faut faire le trottoir ». Pari gagné puisque le couple entretient depuis plus de 30 ans une véritable histoire d’amour avec la ville dont ils ont transformé l’urbanisme et la sociologie. Il fait désormais bon vivre à Lovallois.

Mais la success story serait moins glamour s’il n’y avait pas quelques « affaires » pour entacher la réputation de nos bienfaiteurs. Nous ne pouvons hélas pas être sur tous les fronts de l’information, et nous nous sommes donc concentrés sur les casseroles de Madame.

Citée dans de nombreuses affaires, et notamment de fraude fiscale, l’été 2014 a été quasi meurtrier pour Isabelle Balkany.

Récemment mise en examen pour blanchiment de fraude fiscale, la grande Zaza a dû verser un million d’euros pour rester libre mais demeure sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire. Mais où pourrait-elle bien aller ? Les Antilles ? Marrakech ? Le couple y aurait quelques résidences secondaires « pas régulièrement déclarées » mais qu’importe. Pour vivre heureux vivons cachés.

Désormais dans le besoin, il n’est donc pas surprenant qu’Isabelle perçoive une allocation « au titre de personne isolée » qui lui aurait valu 6000€ de la part des services fiscaux. Douce France qui n’abandonne pas les plus démunis.

Il est vrai que Monsieur travaille beaucoup et que c’est en Pénélope des temps modernes qu’Isabelle attend son Patrick, sans doute lovée dans son canapé Ikea.

Elle a pourtant tout tenté pour retenir son homme à la maison. Consciente des armes qu’une femme doit savoir utiliser, Isabelle a commandé à son Patou pas moins de 42 abonnements à Canal+ ces six dernières années. Attention, regarder trop la télé risque de nuire à la vie de famille.

La compassion m’emporte et je m’égare. Il est tellement facile de commérer. Mais on oublie de vanter la grande générosité des Balkany. Dévoués corps et âmes à ceux qui n’ont rien, le couple emploie de nombreux domestiques qu’ils rémunèrent plus que ce qu’ils gagnent eux-mêmes. S’oublier et se mettre en péril pour venir en aide aux petites gens, n’est-ce pas là le symbole de la véritable charité ?

 

Ils sont comme ça les Balkany, généreux.

Ils sont comme ça les Balkany, généreux.

Alors Bonnie Parker ou mère Teresa du 9.2 ? Nous on n’hésite pas vraiment mais lorsqu’on interroge ses électeurs, le verdict est sans appel : « Je préfère un truand capable qu’un incompétent » déclare une Levalloisienne. Espérons que les juges seront aussi cléments.