20141031

Pourquoi je n’irai pas voir… Bouboule

On comprend pourquoi en un seul coup d'oeil, n'est-il pas?

Il est parfois des évidences qui s’imposent à vous naturellement. Ne pas aller voir Bouboule en fait clairement partie. Et si vous nous demandez pourquoi, hé bien on vous le dit, c’est pas un problème du tout.


PARCE QUE… UNE PHOTO EN DISANT BIEN PLUS QU’UN LONG TEXTE, ON VOUS LAISSE ADMIRER L’AFFICHE…

On comprend pourquoi en un seul coup d'oeil, n'est-il pas?

On comprend pourquoi en un seul coup d’oeil, n’est-il pas?

On pourrait s’arrêter à cette seule photo, non ? Genre, pas besoin de clins d’oeil, le message est passé…

En voyant ça, on en viendrait à avoir envie de se rendre fissa, plein de de haine, à La Guillotière, près de Lyon. Pourquoi là-bas ? Simple. C’est là que sont enterrés ces connards de frères Lumière, à qui on doit de voir aujourd’hui ce genre d’ineptie.

Non, franchement, Gugu, Loulou, non, vous auriez dû vous le prendre en pleine tronche votre putain de train, à La Ciotat, en 1895. Ça nous aurait évité de voir ça…

Cela dit, on est méchant. Ils doivent se retourner dans leur tombe, les frérots Lumière. Les plus éminents sismologues auraient même également ressenti une secousse, légère, du côté de Montparnasse.

La légende voudrait en effet que, là-bas, tard le soir, quand le dernier visiteur vient de s’en aller et que les grilles se ferment, on entendrait un lourd gémissement partir de la 26ème division du cimetière de Montparnasse, à Paris. C’est Max Pécas qui crie qui assassine le cinéma.

On doit cet exploit, unique, à un certain Bruno Deville. Qui ça ? Vous emmerdez pas à retenir son nom, il ne fait que passer…

PARCE QU’EN PLUS, CE FILM, M LE MAUDIT…

Après, on dit ça, mais on a bon fond, nous, ça commence à se savoir. Du coup, prenant sur nous, on a dépassé nos préjugés pour lancer la bande-annonce, et ne surtout pas en rester au seul synopsis, dégoulinant de frites au Nutella…

On cite la chôôôse :

« Bouboule, c’est ainsi qu’on appelle Kevin, 12 ans, 100 kilos et pas vraiment un avenir. S’empiffrant de frites, de viennoiseries et de petits pots de crème, il n’attend que sa crise cardiaque. A moins qu’il ne change. Et Kevin changera… »

Avouez, quand même, qu’on a sacrément du mérite d’aller plus loin dans l’investigation. A tout le moins, on le croit, on devrait grave être décoré de la Grand’Croix de la Critique cinématographique… A défaut, et en attendant, c’est une bière à la main, qu’on a fébrilement cliqué sur play.

Et là, enfer, damnation, et recrachage de houblon, sur qui on tombe ?! M… Si, M, le chanteur. Mathieu Chedid. Il a commis la bande originale du film. Comme si une seule catastrophe ne suffisait pas.

On cite encore, et on chantonne même, tellement c’est gai, chic et entraînant :

« J’m’appelle Bouboule, y faut qu’ça roule, j’ai l’cœur en boule

J’m’appelle Bouboule, il faut qu’ça roule, sinon tout s’écroule »

Allez, tous en choeur, ouaip, ouaip, ouaip !!!

Hein ? Quoi ? Hop hop hop, on arrête tout… Breaking news… On nous signale, avenue Boutet, à Charleville, un séisme d’une magnitude de 45,7 sur l’échelle de Richter.

Rimbaud n’a pas supporté la richesse de ces rimes. Nous non plus. On préfère crever que d’aller voir cette daube. Bouboule sort le 5 novembre prochain. On vous le dit au cas, histoire d’être complet, mais vous croyez pas obligés de pré-réserver.