20141127

Changer de démarche partie 3

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Ecrire les chronique d’une semelle orthopédique pour ne pas devenir un hologramme. Ca c’est un vrai programme électoral.


Paradoxe de la technologie, il m’a fallu passer par le clavier pour m’ancrer.
Le numérique m’éparpille, me disperse façon puzzle 2.0.

Ce n est pas une angoisse de morcellement mais un sentiment de devenir un avatar de sa propre vie. Ecrire les chronique d’une semelle orthopédique pour ne pas devenir un hologramme

Profusion des profils, des noms, des identités, les sociologues gagnent leur vie en pondant des poncifs de générations x,y,z et de personnalités numériques, les vieux médias s’inquiètent et les nouveaux clashent pour générer du clique. (Ce que je peux haïr ce genre de phrases remplies de mots-concepts mous).

Ce que je lis sur internet est de plus en plus écrit par des robots.

Certains sont des robots humains, élevés en batterie dans des écoles de digital / communication / journalisme / web / buzz / pub. D’autres sont de magnifiques algorithmes qui, s’ils avaient de l’humour se foutraient bien de notre gueule. Ou nous plaindraient c’est selon. La science fiction nous montre souvent des machines avides de pouvoir et de puissance, peut-être que l’avenir est aux machines moqueuses ou compatissantes.

Si les tablettes pensaient, elles auraient probablement pitié de nous. (Et se plaindraient de harcèlement, mais on reparlera de perversion plus tard).

Les humains commentent & lolent & hatent (pfff) mécaniquement les millions de contenus déversées sur nos pompes chaque minute.

Une interface réaliste serait une interface poisseuse. L écran plat et lisse n’est que tactile, il manque de viscères pour traduire correctement ce qu’il diffuse.

Et pendant ce temps, mon dos se courbe pour voir tout ça, mes rétines se consument et mes jambes s’impatientent.

Dans l’espace virtuel les corps ne grincent que sur doctissimo.

Dans le monde réel, c est autre chose, nous pensions que la machine déchargerait les humains des tâches difficiles, nous exploitons des humains pour créer des objets de divertissement.

Des sites internet pour dénoncer la pollution et les conditions de travail générés par les nouvelles technologies, c’est comme des tracts pour dénoncer la déforestation, ça excite les cyniques….

La prochaine fois, mes pieds continueront leur balade sur la toile, moi si on ne me dit pas stop, je continue. Du coup, je vous parlerai probablement de pornographie. Merci qui?

 

Partie 1 :

http://apachemag.com/201410/changer-de-demarche-partie-1/

Partie 2 :

http://apachemag.com/201411/changer-de-demarche-partie-2/