20150220

La Nuit au musée 3 : jetable mais souvent drôle

Nuit au musée 3

Au bout du troisième film de la série, bien sûr, l’effet de surprise ne marche plus trop. Pour autant, si les ficelles sont parfois grosses, cette nouvelle Nuit au musée est agréable à regarder. Grâce à Ben Stiller, qui a décidément un grand et joli talent. Sortie le 4 février 2015.


Evidemment, on n’a pas là un chef-d’oeuvre inoubliable. C’est l’évidence même. C’est même normal : ce n’est pas fait pour cela. C’est fait pour être efficace, drôle. C’est fait pour que petits et grands passent un bon moment. Les petits, surtout. Mais pas que…

La Nuit au musée, le secret des pharaons, remplit parfaitement son cahier des charges. On dépose le cerveau à l’entrée, on le sait, mais on se marre ensuite. Sans se forcer. Pourtant, on avait peur, un peu, avant que la séance ne démarre.

Parce que c’est le troisième du genre, après les films de 2006 et de 2009. Et que les troisièmes volets sont rarement bons. Comment surprendre, encore ? Comment inventer, à nouveau ? Comment ne pas tourner en rond, surtout ?

DE GROSSES FICELLES, CERTES… 

La petite bande reprend du service...

La petite bande reprend du service…

Vous vous souvenez des Bidasses en folie ? Des retrouvailles de la Famille Addams ? Des Gendarmes de Saint-Tropez ? Vous vous souvenez des Gendarmes ?! Des Bronzés, amis pour la vie ?! Alors vous comprenez ce qu’on veut dire. Vous compatissez à ce que fut notre frayeur.

Une frayeur malvenue. Cette Nuit au musée 3, appelons-là ainsi, ne déçoit pas. C’est même une agréable surprise. On connaît les ficelles. Elles sont parfois un peu grosses, on les voit venir à dix lieues mais on s’en fout. C’est drôle. C’est mignon. Bon enfant.

Et il y a Ben Stiller… Ce gars-là est décidément talentueux. Inventif. C’est un vrai plaisir que de le retrouver dans la peau de Larry, gardien de nuit au muséum d’histoire naturelle de New York. Cette fois, il quitte la Grosse Pomme pour Londres. Sa mission ? Faire en sorte que la magie, qui chaque nuit s’opère, ne disparaisse pas.

…MAIS UN CHEPTEL NOUVEAU

Un Lancelot très Kaamelottien fait son entrée dans l'aventure.

Un Lancelot très Kaamelottien fait son entrée dans l’aventure.

Hein ? Quoi ? Quelle magie ? On en a là un ou deux qui n’ont vu aucune des précédentes Nuit au musée ? Pas de panique, on vous met au jus, les cocos. Larry est gardien de nuit dans le musée. Il s’y ennuie un peu jusqu’à ce qu’il découvre que, de nuit, les personnages des tableaux, statues et autres représentations du musée prennent vie. Même les squelettes s’animent. Ben ouais, le bon gros T-Rex qui s’ébroue… Un vrai miracle. Et un sacré bordel surtout.

On vous passe les péripéties des films 1 et 2. Toujours est-il qu’on retrouve tout ce beau monde, le président Roosevelt (le dernier rôle de Robin Williams), Attila, Octavius, Jedediah ou Ahkmenrah, embarqués avec Larry pour l’aider à trouver une solution. Ils y sont motivés, les p’tits gars. Ben ouais : si Larry échoue, eux ils crèvent. Pour de bon et pour de vrai.

Les voilà donc ici à Londres, où se trouve la clé de l’énigme. Cela permet de renouveler le cheptel. Un certain Lancelot fait ainsi son apparition dans l’aventure. C’est une jolie trouvaille, qu’on croirait presque droit sortie de Kaamelott. Tout cela pour dire qu’on a avec lui des passages assez bons. Et c’est tant mieux.

DU BON JETABLE

On a, aussi, le sosie Néandertalien de Larry. Et c’est avec lui qu’on voit vraiment que Ben Stiller sait tout faire. C’est con. Con et drôle. Drôle parce que con. Ou con parce que drôle, on ne sait plus trop. On s’amuse, et c’est tout ce qui compte.

Il en va ainsi 1h40 durant. Bon, après, on ne va pas mentir non plus. C’est du jetable : sitôt vu, sitôt oublié. Mais on se surprend à pouffer à intervalle régulier. Ce n’est pas du grand cinéma. On n’a pas d’inventivité folle, ni dans le scénario ni dans la mise en scène. Mais c’est propre. Carré. En un mot : ça se tient. On a tellement en tête d’autres films qui ne parviennent à cela. Ne pas bouder son (petit) plaisir alors.