20150626

Entre Hostel et la Guerre des boutons, il y a Le Monde du Silence

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Qui se doutait que nos dimanches après-midi étaient hantés de cauchemars écologiques et de massacres d’espèces animales en danger?


Lorsque certains étaient enfants, ils ont soupé des dimanches après-midi entre Jacques Martin et le commandant Cousteau, alors l’homme préféré des Français vingt fois entre 1988 et 1996.

C’est à la suite d’une Palme d’Or et d’un Oscar remportés (avec Louis Malle) en 1957 pour son documentaire le Monde du Silence que Captain Igloo a eu le droit de nous plomber les fins de semaine avec sa Calypso, ses bonnets et ses plongeurs à moustache. Le film aurait été l’un des premiers vecteurs d’un éveil écologiste sensibilisant des millions de petites âmes aux problématiques environnementales.

Gérard Mordillat a revu le film et ça l’a bien sensibilisé visiblement. En massacre de requins à coups de pelle et recensement de population corallienne à la dynamite, le Monde du Silence apparait effectivement comme un fantastique outil de sensibilisation de la rétine à toutes les horreurs que l’on peut faire subir aux animaux…
Laissons Gérard s’exprimer sur ce film « naïvement dégueulasse » comme il le qualifie si bien.

Et de se réjouir que Jacquot n’ait pas découvert de grands singes, des rhinocéros ou des pumas sans quoi ces espèces n’auraient sûrement pas vu la décennie 80. On notera d’ailleurs que les cachalots « imprudents » (car oui ces cons auraient quand même pu faire attention, une hélice merde ça se voit) sont sur la liste des espèces en voie d’extinction.