20151109

Revoilà le show NBA (1/2)

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La nouvelle saison NBA lève le rideau ! . De novembre à avril, pour la saison régulière, avant de faire place aux Playoffs jusqu’en juin, c’est reparti pour une année de folie aux USADeux conférences, des centaines de matchs aux quatre coins du pays, des millions de dollars en jeu. Du spectacle, des paniers, du basket […]


La nouvelle saison NBA lève le rideau ! . De novembre à avril, pour la saison régulière, avant de faire place aux Playoffs jusqu’en juin, c’est reparti pour une année de folie aux USADeux conférences, des centaines de matchs aux quatre coins du pays, des millions de dollars en jeu. Du spectacle, des paniers, du basket aux antipodes du très défensif jeu à l’Européenne. Des pom pom girls, des tonnes de pubs et surtout une NBA qui fait chaque année un peu plus son trou dans les médias sportifs français. Cette saison L’Equipe devient le site officiel de la NBA en France.  Il était donc du devoir d’Apache de faire le tour de la thématique. Afin de bien apprécier l’événement, de comprendre les analyses, les résumés et les anecdotes qui en résultent, voici 10 réponses qui vous permettront d’y voir plus clair sur ce qui se fait de mieux en matière de basket ! La première mi temps commence maintenant !

1/ Pourquoi voit-on toujours les mêmes équipes en NBA ?
Mis à part les puristes et les insomniaques capables de se farcir tous les matchs de nuit en streaming, rares sont ceux qui sont capables d’expliquer le fonctionnement de la NBA. La NBA, c’est la ligue très fermée du basket nord-américain. Un championnat composé actuellement de 30 franchises. Chicago Bulls, Miami, Denver Nuggets ou autres Clippers ne sont pas des équipes, ni des clubs, mais bien des entreprises franchisées. Elles paient un droit d’entrée pour faire partie du gratin sous condition de respecter des critères bien spécifiques (droits télé, capacité de la salle qui accueille les matchs, etc.). Le système US est aux antipodes du fonctionnement européen et de la relégation-promotion. Point de descente ou de montée au pays de Sam, mais des changements de noms, des rachats, des disparitions et des créations de club…. heuu de franchise pardon !

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Point de seconde division et encore d’amateurisme dans les sports US. Si l’on devait d´signer un étage inférieur, ce serait la ligue universitaire, dernier palier avant de faire son entrée en NBA pour les joueurs les plus talentueux. Les franchises sont réparties dans deux conférences Est et Ouest, chacune divisée en trois groupes géographiques. Le but étant d’éviter des déplacements trop longs et de faire jouer Los Angeles contre New York. Tout ce petit monde s’affronte sous forme de championnat jusqu’en avril dans l’objectif de se qualifier pour les play offs qui réunissent les 16 meilleures. Ces franchises s’apparentent à de véritables entreprises dirigées généralement par des mecs plein aux as qui passent un contrat avec la ville accueillant la franchise en question. Aux States tout est permis, il n’y a pas de sentiment d’appartenance à une équipe, à une région, à un maillot. Car quand le proprio en a marre ou qu’il ne trouve plus le marché assez juteux, il transfère la franchise dans une autre ville.

 2/ Pourquoi les franchises portent des noms bizarres ?

De 11 franchises aux débuts de la NBA, en voilà désormais 30. Toutes ont leur histoire. Chacun des noms a son anecdote.  « Bulls » de Chicago Bulls vient de l’histoire de la ville très réputée dans les années 60 pour être une plateforme importante d’échanges de viande bovine. Les Orlando Magic doivent leur appellation à la fille du vice-président Pat Williams qui aurait qualifié la ville d’Orlando de « magique ». « Spurs » de San Antonio signifie éperon. Un nom qui colle parfaitement à l’ambiance cow boys, armes et chevaux de la ville texane. « Thunder » d’Oklahoma city fait référence aux gosses tempêtes qui font rage dans la région et à l’oiseau tonnerre, créature de légende chez les Indiens de l’époque. Le plus tripant reste certainement les « Nuggets » de Denver. Les plus américanisés d’entre nous penseront certainement McDo. A côté de la plaque puisque le terme trouve son explication dans la ruée vers l’or du 19ème siècle. Nugget signifiant pépite.

Avis de recherche. Franchise SuperSonics Super disparue !

3/ Il fut un temps où les Sonics de Seattle étaient de la partie non ?

Les Sonics ou aussi dénommés SuperSonics ont disparu de la circulation ! La Franchise de Seattle n’est plus depuis 2008. Chaque année, une liste de villes réclamant une franchise NBA pointe le bout de son nez. Parmi elles, l’une de plus grosses villes du pays,  en l’occurrence Seattle. Il s’agit à ce jour du plus gros marché américain sans franchise NBA. Alors ouais, les fans font les malins car ils ne verront jamais descendre leur franchise dans une division inférieure mais quand l’équipe peut se faire balader d’investisseurs en investisseurs, cela peut aussi entraîner la disparition pure et simple des Sonics par exemple. C’est la loi du marché, de l’économie libérale et du plus offrant. Ainsi, comme une entreprise, un homme d’affaires se l’accapare et la délocalise. C’est ce qui s’est passé avec les Sonics revendus à Clay Benett homme d’affaires d’Oklahoma et qui a décidé de la délocaliser dans cette dernière …pour la renommer Oklahoma city Thunder. Sale histoire.

4/ C’est quoi un rookie ?

Le rookie n’est pas roux. Le rookie est bleu. C’est un bleu, un débutant. Un novice. C’est celui qui est drafté (cf Le concept de la draft) et qui commence en NBA. Qui effectue sa première saison. Qui découvre ce monde de dingues fait notamment de pom pom girls bien plus canons qu’à l’université. C’est celui qui a les chocottes lors du premier match mais qui est aussi super excité parce qu’il atterrit dans la meilleure ligue du monde. Ces rookies font parie intégrante de la NBA et sont surtout observés à la loupe par les experts et les journalistes qui décortquent la moindre stat. La pression est énorme car chaque année, tout le monde espère découvrir le nouveau Jordan. Vus comme les talents de demain,  ils doivent séduire les coachs et les franchises lors des matchs d’avant saison pour essayer de se faire une place au milieu des anciens. S’il fait du bon taf, le rookie peut même devenir rookie de l’année. La récompense ultime pour le bleu des parquets nord-américains. Youpiiii !

5/ Le concept de la Draft

La Draft ! Du Ricain 100%. Il s’agit d’une cérémonie d’avant saison durant laquelle les franchises recrutent les futurs talents de demain. Ces rookies arrivent soit de l’étranger soit de la ligue universitaire. Les petits sont tout contents ! Ils ont revêtu leur smoking et attendent patiemment qu’on crie leur nom pour savoir dans quelle franchise ils vont finir ! C’est la grosse surprise de la soirée. Les mecs ne choisissent pas. Ils sont juste tout sourire. Un vrai marché du basketteur ou on se refourgue de la cam toute fraîche !

Joakim Noah drafté par les Bulls en 2007 !

Joakim Noah drafté par les Bulls en 2007 !

 

Un marché aux bestiaux oui, mais un équilibre des forces aussi. Le système américain permet à toutes les équipes de pouvoir lutter pour le titre à moyen terme. Les 14 moins bonnes franchises de la saison passée s’octroient les 14 premiers choix de joueurs et donc la possibilité de récupérer les meilleurs talents de demain. Un système qui marche pas mal car un ou deux joueurs peuvent faire la différence sur une saison. Le bon plan pour avoir une NBA compétitive chaque saison. Exemple avec les Timberwolves de Minnesota, plus mauvaise franchise de la saison 2014-2015, qui viennent de drafter le pivot universitaire Karl Anthony Towns en premier choix. Ce rookie est annoncé comme étant le meilleur du cru 2015-2016.