20151203

Revoilà le show NBA (2/2)

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La nouvelle saison NBA lève le rideau ! C’est reparti pour une année de folie aux USA. De novembre à avril pour la saison régulière avant de faire place aux Playoffs jusqu’en juin. Deux conférences, des centaines de matchs aux quatre coins du pays, des millions de dollars en jeu. Du spectacle, des paniers, du […]


La nouvelle saison NBA lève le rideau ! C’est reparti pour une année de folie aux USA. De novembre à avril pour la saison régulière avant de faire place aux Playoffs jusqu’en juin. Deux conférences, des centaines de matchs aux quatre coins du pays, des millions de dollars en jeu.

Du spectacle, des paniers, du basket aux antipodes du très défensif jeu à l’Européenne.Des pom pom girls, des tonnes de pubs et surtout une NBA qui fait chaque année un peu plus son trou dans les médias sportifs français. Cette saison L’Equipe devient le site officiel de la NBA en France. Il était donc du devoir d’Apache de faire le tour de la thématique. Afin de bien apprécier l’événement, de comprendre les analyses, les résumés et les anecdotes qui en résultent, voici le deuxième volet des questions-réponses qui vous permettront d’y voir plus clair sur ce qui se fait de mieux en matière de basket !

Pourquoi New York est nulle au basket ?
En 1999, les Knicks de New York atteignent la finale NBA. A l’époque, les Knicks, c’est du solide et la ville espère bien décrocher un troisième titre dans les saisons à venir. L’arrivée de James Dolan – homme d’affaires milliardaire nouvel héritier de l’empire Cablevision – à la tête de la franchise cette même année va tout faire foirer !
En 15 ans, la franchise n’ira jamais plus loin qu’un premier tour de play offs. Il se dit que le fameux directeur est complètement parano et qu’il fait flipper tous ses salariés. Grand magna de l’audiovisuel, ses frasques et ses déclas choc font souvent la Une de Sport Illustrated. « Les pom pom girls empêchent les joueurs de se concentrer ». Ce taré cherche toujours des boucs émissaires, n’hésitant pas à virer à tout va les employés, à prendre des décisions farfelues comme interdire le Madison Square Garden à Woody Allen, ce dernier ayant refusé d’assurer la promotion d’une des chaînes de Dolan.

Woody dans les gradins du Madison Square Garden....uen image d'archive !

Woody dans les gradins du Madison Square Garden….une image d’archive !

Un proprio fou et des entraîneurs adeptes des scandales. Isiah Thomas sort d’une grosse carrière en tant que joueur quand il arrive à la tête de l’équipe. Trois ans plus tard, il est l’homme le plus détesté du Madison Square Garden. En cause le transfert d’Eddy Curry en 2005. 19 milliards de dollars de contrat pour un mec qui joue seulement 10 matchs en trois saisons. Pourquoi ? Car le joueur a des problèmes cardiaques. L’entraîneur et toute la planète basket le savaient avant qu’il signe mais Thomas pensait pouvoir attirer LeBron James, très bon pote d’Eddy, dans la ville qui ne dort jamais. Manque de pot, LeBron choisira Cleveland. Thomas termine même en étant condamné pour harcèlement sexuel sur la vice-présidente du club. James Dolan ne rate pas l’occasion de virer la nº2 mais c’est bien Thomas qui est reconnu coupable devant la justice et qui oblige la franchise à verser 10 millions de dollars de dommages et intérêts à victime ! Un mauvais feuilleton malheureusement véridique !
Pourquoi les Français de NBA ont tous des noms américains ?
La colle ! Aucune idée mais pourtant la majorité des Frenchies jouant en NBA ont un prénom à consonnance anglophone comme si les mecs avaient été prédestinés à jouer sur les parquets de l’autre côté de l’Atlantique. Les parents le savaient déjà. Leur fils était déjà trop fort pour la France et l’Europe, il se devait de se confronter à LeBron James et aux mastodontes du basket international. En ce qui concerne Tony Parker, rien de plus simple. Son père, ancien basketteur américain, lui a transmis sa passion pour le cercle et doté d’un ego surdimensionné lui a aussi refilé son prénom. En effet, le paternel s’appelait déjà Tony ! Ridicule, peut-être, mais TP qui entame une 15ème saison chez les Spurs de San Antonio est le plus grand basketteur français de tous les temps .

Tout le monde kiffe TP !!

Tout le monde kiffe TP !!

Même histoire pour Rudy Gobert, pivot des Uttah Jazz depuis 2013 et très grand espoir du basket français. Son père, également ancien basketteur professionnel, avait aussi décidé de faire perpétuer son prénom une génération de plus. Evan Fournier entame sa quatrième saison en NBA. La seconde comme arrière des Orlando Magic. Lui n’a pas de paternel basketteur mais simplement des parents séduits par la mode des Kevin, Jenny and co. En parlan de Kevin, il y en a aussi un qui va tenter de rebondir chez les Knicks de New York. On souhaite bonne chanace au pivot Kevin Seraphin qui vient de passer cinq saisons pourries chez les Wizards de Washington.

On suivra aussi de près les perfs de Flo Lauvergne, auteur d’un très bon Euro 2015, avec les Nuggets de Denver ou encore de Ian Mahinmi qui devrait enfin être titulaire avec les Indiana Pacers. Il s’agit aussi d’une saison charnière pour Joakim Noah qui ne peut pas se permetter d’enchaîner deux saisons à cirer le banc. A lui de prouver que les blessures sont derrière lui et qu’il est capable de se reglisser dans le 5 majeur de la franchise de Chicago. Ce serait con de zapper volontairement les Bleus pour faire banquette à Chicago ! Enfin n’oublions pas ce bon vieux Boris, capitaine éternel des Bleus et ailier des Spurs depuis cinq ans déjà.
Ok, les mecs font 500 matchs dans l’année, n’ont pas le temps de s’entraîner et en plus sont au top de leur forme toute la saison…  Tu m’expliques ?
N’exagérons rien et réduisons à une centaine de rencontres quand on sait que la saison régulière représente (seulement) 82 matchs. Si, ensuite, les franchises se qualifient pour les play offs et se hissent jusqu’en finale, les joueurs dépassent la barre des 100. A un rythme de deux à trois confrontations par semaine, la saison est, je te l’accorde, toujours très intense. Alors forcément les suspicions DOPAGE vont bon train. D’autant plus quand les types passent d’un physique de gringalet à celui de Hulk en quelques mois. #vismaviedebasketteurauxStates.

Tu crois vraiment que le commund es mortels est capable de faire ça ?

Tu crois vraiment que le commun des mortels est capable de faire ça ?

Quand l’agence mondiale anti dopage est en train de faire le ménage dans pas mal de sports, le basket américain et tous les sports US en général échappent pour l’instant aux agissements de la structure. C’est simple, la NBA, le base ball, le foot américain ou encore le hockey sont régis par des ligues privées dans lesquelles les règles des fédérations internationales n’ont aucun pouvoir. Du coup c’est plustôt open bar au pays de Sam. En même temps pourquoi empêcher d’améliorer des performances qui entraînent du spectacle, font monter les enchères et rapportent beaucoup de pognon. Difficile de vouloir enrayer le rêve américain, non ?
En NBA, on est plutôt sympa avec les stars. Le programme anti dopage est à des années-lumière de ce qui peut être observé dans la majorité des disciplines sportives et est négocié entre les syndicats, les joueurs et la ligue.

Les sanctions sont très faibles voire anecdotiques. La première sanction entraîne 20 matchs de suspension. Cela vaut pour la prise de coco ou de LSD. Par contre, pas de souci pour se fumer quelques joints de Maria. Le cannabis est même plutôt toléré car ce n’est qu’au troisième contrôle positif que le joueur se verra suspendu…cinq matchs. Par ailleurs, les contrôles inopinés n’existaient pas. Aucun prélèvement possible les soirs de matchs et lorsque le préleveur vient à l’entraînement, il se doit de prévenir l’entraîneur… en gros du vent puisqu’un contrôle de ce type ne sert strictement à rien. Autre souci. Les mecs qui se chargent en toute liberté – en supposant que ce soit le cas – sont les mêmes qui participent aux compétitions internationales et qui rejoignent d’autres basketteurs qui sont eux soumis aux règles de l’Agence Mondiale anti dopage… Y aurait comme un malaise, non ?
Toutefois, la saison 2015-2016 pourrait bien faire date dans la relation lutte anti dopage et NBA. A partir de cette année vont être mis en place trois contrôles inopinés pour tous les joueurs de la Ligue. Deux en saison et un hors saison afin de détecter la prise d’hormones de croissance. Hourra ! A suivre de près pour voir si la méthode portera ses fruits.
Et Tony Parker, c’est quoi son secret ?
Eva Longoria…non. Ses anciennes séances de rap… encore moins, sa deuxième femme et son gosse…. mouais trop facile. Non, non et non, pour comprendre le phénomène Tony Parker en NBA, il faut humer le parquet, évoquer la technique et parler de sa botte magique, le « Tear Drop ». La larme qui tombe en français. Un tir en cloche tout en finesse. Ce geste, Tony l’a inventé ou du moins l’a ressorti des archives de la NBA puisque fort apprécié dans les années 50-60. Mais c’est bien notre meneur qui l’a remis au goût du jour pour en faire sa marque de fabrique. Un geste qui continue de bluffer les commentateurs made in US. Rapide, TP joue son rôle de numéro 9 à la perfection. Agressif, il part en un contre un dans la défense adverse. Agile, il dribble, s’élance et lâche son « floater ». La balle flotte dans les airs pour retomber comme une larme dans le panier. Le geste parfait qui lui permet de compenser sa taille, plus petite que la majorité des monstres de la NBA, et de réaliser des perfs de fou.

Arrivé chez les Spurs à 19 ans TP, impressionnant d’aisance et de précocité s’impose rapidement comme le menuer titulaire des San Antonio. Iun poste qu’il ne lâchera plus grâce à sont leadership naturel, son talent et donc son tir magique. Aujourd’hui, Tony peut se vanter d’avoir été le plus jeune titulaire de l’histoire de la NBA au poste de meneur, le premier Français à remporter un titre NBA, le premier à avoir été élu MVP (meilleur joueur) des finales. Si le poids des années se fait sentir, Parker continue de régaler les foules mais doit désormais adapter son jeu pour rester performant sur le long terme. Tel sera l’objectif d’une saison qui doit le conduire en forme aux JO de Rio

Est-ce que Donald Sterling va encore faire le buzz cette année ?
Non, du moins pas dans le cadre NBA car un fou reste un fou à vie, surtout quand la sénilité est déjà bien avancée. Retour en arrière. Donald Sterling a été banni de la NBA il y a quelques mois suite une énième réflexion très raciste dans le cadre d’une conversation téléphonique très intelligente avec sa copine ou maîtresse de 50 ans sa cadette et de surcroît métisse (hispanique et afro américaine). Propos : « Sur ton Instagram de merde, tu n’as pas à te montrer à côté de noirs. Tu peux coucher avec (des noirs), tu peux les faire venir chez toi, tu peux faire ce que tu veux avec eux, mais la moindre des choses est de ne pas en faire la publicité et de les amener à mes matches »….

Salut l'artiste !!!!

Salut l’artiste !!!!

Donald Sterling est du genre récidiviste mais cette fois, ce fut la goutte de trop pour le milliardaire et ancien propriétaire de la franchise des Los Angeles Clippers. La NBA n’a pas vraiment apprécié. Ni Barack Obama. Ni la population US. Et encore moins les basketteurs en majorité afro américains. Du coup, Donald s’est fait punir méchamment. Banni de la NBA. Banni des salles de basket et obligé de revendre sa franchise. Le vieillard a aujourd’hui 81 ans, en procédure de divorce avec sa femme (pas sa copine latino) et serait complètement schizophrène. En même temps il le faut pour être raciste quand toute son entreprise fonctionne avec des employés afro américains. Mais aux dernières nouvelles, Donald remonterait la pente puisqu’il a été vu fricoter avec une Asiatique (fiction)