20160104

Fêtes de fin d’années ?

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Une observation participative de la médiocrité, troisième édition.


Là où je travaille, y a des gens qui ne fêtent pas Noël. Des musulmans de Jeovah, des gens isolés, des sans religions, et d’autres encore pour qui le petit Jésus et le grand barbu indifférent tranquillou…

Là où j’habite, y a des gens qui ne fêtent pas le nouvel an. Genre, ils fêtent l’année chinoise, l’Hégire, d’autres dates ou rien du tout, même les danseuses du 31 de FR3 les laissent de marbre, ces tristes lurons…

Du coup, à la cantoche, on se souhaite de bonnes fêtes de fin d’années, comme ça, s’ils veulent fêter le 29 décembre (assassinat de Raspoutine) ou des trucs persos et bien, ça les regarde et tout le monde est content.

Dans la salle, y en a toujours un qui dit tout haut (ce qu’il pense tout haut) que quand même on est en France et que si en France on peut pas souhaiter Joyeux Noël et parler des vacances de Pâques, et que les crèches dans les mairies de droite c’est de la culture populaire et qu’à Franprix ils nous font chier chaque année avec leur « Royal Soda » au moment du Ramadan, alors merde c’est pas la laïcité qui va nous empêcher de mettre le petit Jésus dans la crèche aux douze coups de minuit.

« A Rome fais comme les Romains » sort alors Ambroise de la compta et toute la table du service « gestion des carrières » qui entonne le Divin enfant sur l’air de la Marseillaise.

Après ce moment émouvant, il y en a un qui a dit que Noël ça le déprimait, le consumérisme, les réunions de familles interminables et les guirlandes qui clignotent, mais que quand même oui c’est vrai on fait ça pour les enfants. « Pour les enfants » à répondu la table « gestion des carrières ».

Après, c’est parti sur les souvenirs émerveillés de quand-on-était-enfant et puis sur les anecdotes glauques qui font que la vie c’est toujours un peu triste surtout-quand-c’est-Noël.

Du coup, c’était un chouette repas et j’ai hâte qu’on se revoit à la rentrée, parce que c’est le seul jour de l’année ou on se dit bon-bah-on-se-fait-la-bise et ça c’est une belle coutume que les aigris, les mahométans et les laïcards trotskistes ne nous enlèveront pas.