20160111

Prendre des résolutions…

resolutions-apachemag-the-big-lebowski

Observation participative de la médiocrité (4): de l’intérêt des résolutions (bonnes ou mauvaises)


C’est un truc que je n’ai jamais compris.

Moi qui ne suis ni fumeur ni gros (je t’emmerde), j’ai toujours eu l’impression que ce pseudo engagement post-nouvel an, mélange de méthode Coué annuelle mélangée à de l’auto-thérapie brève n’alimentait que la trésorerie des salles de sport en janvier et les discussions à la machine à café du lundi matin.

Les bonnes résolutions, ça semble mignon, un peu naïf, c’est comme les promesses, ça n’engage que ceux qui y croient.

resolutions02-apachemag-the-big-lebowski

Alors, vos résolutions de prendre du temps pour des trucs, de ne plus faire ci ou faire ça, de manger plus sain ou de vivre plus mieux, tout le monde s’en fout. Et c’est pas grave, ça ne prête pas à conséquence.

Et pourtant les « bonnes résolutions » me donnent de l’urticaire. Je suis allé voir mon psy pour lui en parler, il m’a conseillé de l’ apaisyl©. Depuis son divan est gras, ça lui apprendra.

En me grattant, je me suis rendu compte que les « résolutions » était un mot qui revenait souvent dans l’actualité et que ça me faisait des petits dépôts noirs sous les ongles.

Quand l’Onu, les différentes COP, les gouvernements ou les grandes entreprises prennent de « grandes résolutions », c’est souvent un doux euphémisme pour dire qu’ils prennent les gens pour des cons mais que quand on s’en rendra compte on sera déjà passé à autre chose.

resolutions03-apachemag-the-big-lebowski

Quand vos amis vous disent au Nouvel An qu’ils vont moins fumer, vous êtes surs qu’en février vous pouvez leur acheter un cendrier.

Quand une entreprise s’engage sur une charte de bonne conduite, vous pouvez préparer votre article sur le prochain scandale qui fera 3 lignes dans le Canard Enchainé et une pétition de 800 personnes sur Avaaz ou Change.org.

resolutions-apachemag-the-big-lebowski

C’est pour ça que moi la seule résolution que j’ai pris pour 2016, c’est de balancer ma bière à la gueule de celui ou celle que je croise et qui ne tiendra pas ses engagements. Ça vaut autant pour mes collègues, mes camarades d’Apache Magazine que pour Laurent Fabius.

[NDLR nous en prenons bonne note cher collègue]